Le Parti des Travailleurs dénonce la «répression fasciste en Tunisie»

Le Parti des Travailleurs a déploré, dans un communiqué publié jeudi 19 février 2026, l’aggravation de la crise en Tunisie dans tous les domaines et à tous les niveaux : politique, économique, financier, social, culturel, éducatif, moral et environnemental, rapporte Diwan FM.

Selon ce parti de gauche, le président de la République, Kais Saïed, n’a trouvé d’autre moyen de faire face à la crise que de «renforcer sa  répression fasciste à l’encontre de ses opposants et détracteurs, des manifestants qui protestent contre son régime, d’exclure les partis politiques de la vie publique et d’encercler l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) par tous les moyens (procès des syndicalistes, suspension de la collecte des cotisations…), en accélérant les processus d’exploitation et de paupérisation de la population, en détruisant le pouvoir d’achat des citoyens et les services publics qui leur sont dispensés, en aggravant la dépendance du pays, en compromettant davantage sa souveraineté, et en concluant des accords humiliants et dégradants, tout en recourant aux mêmes choix profondément ancrés dans la dépendance, l’exploitation et la tyrannie».

Le Parti des travailleurs a appelé le peuple tunisien et ses forces progressistes à «organiser la lutte contre le système de dépendance, d’exploitation et d’oppression, et à s’opposer quotidiennement aux politiques qui aggravent le chômage, la cherté de la vie et la pauvreté, détériorent la situation matérielle et morale des travailleurs, des pauvres et des classes moyennes, alimentent la violence et la criminalité au sein de la société et portent atteinte à l’UGTT en l’écartant des négociations sociales et en l’étranglant financièrement afin de la marginaliser et de la neutraliser complètement.»

Le parti conduit par Hamma Hammami a également appelé le peuple tunisien à «s’opposer à la violation des libertés, à la fabrication de procès, à l’emprisonnement des opposants et des militants, à la domestication de la justice et des médias, et à l’adoption de la terreur, du discours de haine et de la division comme mode de gouvernement.»

Le parti a réaffirmé son engagement dans la lutte globale contre ce qu’il a qualifié de «système putschiste» et contre «la corruption systématique du mode de gouvernement», renouvelant son soutien de principe aux luttes démocratiques, sociales et nationales de l’ensemble du peuple, selon le texte du communiqué.

I. B.

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