Injections clandestines | Mise en garde de la Société de médecine esthétique

La Société Tunisienne de médecine esthétique (STME), tire la sonnette d’alarme contre les pratiques illégales dans des centres clandestins et de « cabinets » de fortune.

L’actualité internationale, en particulier, le décès tragique d’une jeune femme en France après une injection clandestine, a servi de déclencheur à ce cri de détresse,

En effet, lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque FM, re Imène Ben Farj Ben Ammar est revenue sur les circonstances du drame survenu récemment en France après une injection de « filler » réalisée par une influenceuse dans un appartement privé.

L’absence de compétences médicales et l’injection dans une zone sensible ont provoqué de graves complications, notamment cardiaques, entraînant le décès de la victime : Un scénario catastrophe que la présidente de la STME redoute de voir se généraliser en Tunisie si rien n’est fait.

« Ces centres utilisent des campagnes publicitaires trompeuses pour promouvoir des injections à bas prix, exposant la santé des citoyens à des risques vitaux », a mis en garde la docteure, en rappelant que ces structures opèrent en dehors de tout cadre légal, utilisant des produit dont l’origine est souvent douteuse et les circuits de distribution non surveillés.

Face à ce qu’elle qualifie d’urgence sanitaire, Dre Ben Farj Ben Ammar a aussi appelé à une mobilisation immédiate, en demandant aux ministères de la Santé et du Commerce à traquer les espaces illégaux et à surveiller de près la vente de produits médicaux sensibles, réclamant aussi la fermeture des pages sur les réseaux sociaux proposant des actes médicaux ou la vente directe de produits injectables.

« Derrière la promesse d’une beauté à prix réduit se cache parfois un danger mortel. La vigilance des citoyens est, plus que jamais, leur première ligne de défense», , a-t-elle encore ajouté, en rappelant que les injections esthétiques sont des actes médicaux qui doivent être pratiqués uniquement par des médecins spécialisés, et ce, au sein de cabinets ou de cliniques respectant les normes sanitaires et légales.

Y. N.

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