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	<title>Archives des Adel Zouaoui - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Adel Zouaoui - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La guerre contre Gaza où la faillite morale d’un Occident en perte de repères</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 07:16:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le soutien de l'Occident à la guerre israélienne contre Gaza témoigne de sa faillite morale et intellectuelle, et de sa non-assistance à une nation en danger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/14/la-guerre-contre-gaza-ou-la-faillite-morale-dun-occident-en-perte-de-reperes/">La guerre contre Gaza où la faillite morale d’un Occident en perte de repères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi l’Occident continue-t-il à manifester son soutien indéfectible à l’Etat hébreu et donner crédit à ses décisionnaires haineux et sanguinaires, alors qu’il est vent debout contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Poutine? Une attitude qui illustre à merveille la politique de deux poids deux mesures qu’il lance à la face du monde.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-11614743"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>S’il existe une vérité dont il faut toujours se rappeler, c’est celle de la cruauté qui, quand elle atteint ses limites, se retourne sans pitié contre ses propres auteurs. Les exemples sont légion dans l’histoire de l’humanité. Adolph Hitler, en Allemagne, de 1933 à 1945, en a vécu l’expérience. Après avoir perpétré le génocide des juifs d’Europe et après avoir mené son pays vers le déluge, il finit par se suicider. Un peu plus loin dans l’histoire, Néron, le cinquième empereur romain (de 54 à 68 ap. J.-C.), fut victime de sa propre extravagance et cruauté, il se donna la mort après avoir incendié sa propre ville, Rome. Le déchainement sans relâche de l’armée israélienne sur la population sans défense de Gaza pourrait être une énième illustration de l’égarement des hommes pris dans les rets de leur propre folie meurtrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre on ne peut plus injuste</h2>



<p>La guerre qu’Israël livre contre Gaza est bien sale. Depuis le 7 octobre 2023, nous assistons à ses affres comme dans un vulgaire film d’épouvante. Des images d’une horreur inouïe d’enfants, de femmes et de personnes âgées, les visages ensanglantés, d’immeubles éventrés, de corps déchiquetés, de regards hagards et apeurés…</p>



<p>Face à ce drame humain, la majorité des gouvernements arabes demeurent ébaubis de stupeur. Ils observent l’innommable horreur sans piper mot, comme anesthésiés. Quand ils ne lui tournent pas le dos pour se laisser distraire par les fastes de festivals de musique ou de matchs de foot organisés à coup de milliers de dollars.</p>



<p>Quant à l’Occident, quand il réagit c’est pour défendre honteusement le déluge des bombes qui s’abat inhumainement sur une population fragile et laisser à l’abandon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre</h2>



<p>L’Occident juge, préjuge et accuse à tout va. Il refuse, par ailleurs, de dessiller les yeux sur les vraies raisons qui ont amené à l’attaque du 7 octobre par le Hamas. C’est comme si les montagnes de connaissances ayant trait à la psychologie et à la sociologie n’ont servi à rien pour l’aider à discerner ce drame qui dure aujourd’hui plus que soixante-quinze ans.</p>



<p>Il va sans dire que tout acte terroriste, quel qu’il soit et d’où il vient est injustifiable, à plus d’un titre. Par conséquent, l’agression de Hamas perpétrée contre des civils israéliens est on ne peut plus condamnable. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jZHu3ycb4w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/gaza-le-droit-international-les-droits-humains-et-le-grand-mensonge-de-loccident/">Gaza, le droit international, les droits humains et le grand mensonge de l’Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza, le droit international, les droits humains et le grand mensonge de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/gaza-le-droit-international-les-droits-humains-et-le-grand-mensonge-de-loccident/embed/#?secret=cRWjAP1wZr#?secret=jZHu3ycb4w" data-secret="jZHu3ycb4w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais faut-il encore avoir le courage et l’honnêteté morale et intellectuelle pour remonter aux origines du mal, à ses racines lointaines afin d’apporter un éclairage objectif sur ce qui s’est passé à cette funeste date du 7 octobre. Rappelons-le, même pour ceux qui feignent ne rien voir et ne rien n’entendre, que Gaza, d’où cette agression est partie, est une enclave palestinienne, pareille à une prison à ciel-ouvert. Une prison où deux millions et demi de Palestiniens sont entassés sur un territoire long d’à peine 45 km. Lequel territoire est, de surcroit, sous blocus israélien depuis 2007.</p>



<p>Par conséquent, dans cette étroite langue de terre, les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Près de 6 Gazaouis sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté. Près de la moitié de la population active est au chômage. L’électricité n’est disponible qu’à moitié du temps. L’accès à l’eau potable n’est pas régulier. L’accès au soin est limité. Eu égard aux conditions de vie catastrophiques, un tiers d’habitants souffre de troubles mentaux.</p>



<p>Imaginons, autant que faire se peut, des jeunes Palestiniens dans cet enfer d’isolement et d’exclusion. Ils sont privés de rêver comme leurs semblables ailleurs dans n’importe quelle autre partie du monde. Ils sont condamnés à naître, à vivre et à mourir dans ce bout de terre, où tout manque jusqu’à leur propre dignité humaine.</p>



<p>Forcés dans leurs derniers retranchements, ils ne leur restent plus, pour se faire entendre, que la vengeance et la colère noire contre à la fois l’inadmissible injustice d’un Etat sioniste sans foi ni loi et le silence complice d’une communauté internationale sourde et muette à leurs malheurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QdQLJ99vfi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/">Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/embed/#?secret=n7PkQIdwi1#?secret=QdQLJ99vfi" data-secret="QdQLJ99vfi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La haine n’appellera-t-elle pas la haine? Si terrorisme y a été commis, ce jour du 7 octobre, c’est tout simplement parce que toutes les conditions y étaient réunies. Pourquoi alors s’en étonne-ton outre mesure? Nul besoin d’être devin pour comprendre que la frustration et le désespoir conduiraient à plus forte raison à des agissements violents et irraisonnés.</p>



<p>Et pourtant, la solution à ce drame humain est bien à portée de main. Elle est dans le recouvrement total par les Palestiniens de leurs territoires occupés depuis 1967, tel que décidé par les Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indéfectible soutien aveugle à l’infamie</h2>



<p>Pourquoi donc l’Occident continue-t-il à manifester son soutien indéfectible à l’Etat hébreu et donner crédit à ses décisionnaires haineux et sanguinaires, alors qu’il est vent debout contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Poutine? Une attitude qui illustre à merveille la politique de deux poids deux mesures qu’il lance à la face du monde.</p>



<p>Pire encore certaines voix n’hésitent pas à se rendre ridicule quand elles pérorent honteusement que l’armée du Tsahal est l’une des armées les plus morales au monde. L’argument qu’elles avancent outrageusement est celui des mesures précautionneuses prises par cette armée à l’égard des civils gazaouis, celles de les avoir avertis, avant de lancer sa contre-offensive, de quitter la ville de Gaza et d’aller se réfugier dans le sud. Comment ose-t-on tenir de pareilles monstruosités? C’est comme si on avait demandé à Paris, Londres ou New York de se vider de ses populations en quelques jours. Le comble de l’indécence.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le glissement vers l’abîme</h2>



<p>Selon l’Onu, 27 585 Palestiniens, dont plus de 5&nbsp;350 enfants et au moins 3&nbsp;250 femmes, seraient décédés. Près de 66 978 auraient été blessées dont 10 787 enfants. Plus de 17 000 enfants sont séparés de leurs parents. Des milliers d&rsquo;autres sont portés disparus. L’Etat hébreu ne réplique pas, il se venge sauvagement, sans tenir compte du principe de proportionnalité. Parallèlement, profitant de la débâcle de la guerre, Netanyahu fait d’une pierre deux coups. Il encourage de nouvelles vagues de colonisation en Cisjordanie&nbsp;</p>



<p>Et comme si cela ne suffit pas, les défenseurs de l’Etat hébreu,  en l’occurrence les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France décident, aléatoirement, de suspendre leur aide à l’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. Désormais, on ne versera plus de fonds dont deux millions de civils à Gaza dépendent pour leur approvisionnement en eau potable, en nourriture et soins de santé. Et pour cause, une présumé et improbable implication d’employés de cette agence dans l’attaque du 7 octobre. Autant dire que la situation humanitaire à Gaza, déjà catastrophique, risque d’empirer encore plus. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N4bYFAn2ML"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/25/les-racines-historiques-disrael-et-le-declin-moral-de-loccident/">Les racines historiques d’Israël et le déclin moral de l’Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les racines historiques d’Israël et le déclin moral de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/25/les-racines-historiques-disrael-et-le-declin-moral-de-loccident/embed/#?secret=MXm3A1sS61#?secret=N4bYFAn2ML" data-secret="N4bYFAn2ML" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Et pour ne rien arranger, happés par la spirale de la haine vengeresse et assoiffés de plus de sang, Netanyahu et ses sbires menacent aujourd’hui d’invasion militaire Rafah, ville dans le sud de Gaza frontalière avec l’Egypte où plus d’un million de réfugiés en fuite se sont installés ces derniers mois.</p>



<p>Comble de la folie humaine, si Rafah est attaqué où peuvent donc fuir les Palestiniens? Au sud, la frontière égyptienne reste verrouillée; à l’est et au nord, les forces de Tsahal pilonnent; à l’ouest, c’est la Méditerranée.&nbsp;</p>



<p>Le seul crime des Palestiniens serait-il enfin de compte celui d’être nés Palestiniens?</p>



<p>Pour conclure, malgré toute sa puissance technologique et tout le soutien des Occidentaux dont il se prévaut, l’Etat hébreu portera à jamais les marques d’une indélébile souillure aux relents putrides de la honte et de la vilenie. Quant aux Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Allemagne et la France, pour ne citer que ces pays-là, ils ne seront pas épargnés par l’histoire. Celle-ci témoignera de leur faillite morale et intellectuelle, et surtout de leur non-assistance à une nation en danger.</p>



<p><em>* Ancien fonctionnaire du ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/14/la-guerre-contre-gaza-ou-la-faillite-morale-dun-occident-en-perte-de-reperes/">La guerre contre Gaza où la faillite morale d’un Occident en perte de repères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 08:48:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'attentat de Djerba remet sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/">Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le dernier attentat  ayant visé la synagogue de la Ghriba, le 10 mai 2023 à Djerba, et  qui a coûté la vie à cinq personnes dont un Français, a remis sur la table la place qu’occupe la communauté juive dans la société tunisienne.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-7961616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>Il va sans dire que cet attentat est un acte isolé perpétré par un loup solitaire. Cet acte a, d’ailleurs, suscité l’émoi de toute la Tunisie qui s’est défendue des soupçons antisémites qu’une certaine presse internationale tente injustement de lui accoler.</p>



<p>Il est faux aussi de prétendre que la communauté juive en Tunisie vit en permanence dans l’insécurité ou qu’elle subit des vexations au quotidien, loin s’en faut.</p>



<p>Le dernier attentat contre le temple de la Ghriba, ou celui de 2002 contre le même lieu de culte juif n’attestent en rien d’une ambiance raciste, antisémite ou xénophobe. La Tunisie, à l’instar de plusieurs pays dans le monde, est exposée à l’hydre du terrorisme qui frappe là où on ne l’attend pas. Et plusieurs sites différents en ont été la cible dans notre pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leçons de tolérance</h2>



<p>Faut-il rappeler à ce propos que tout au long de son histoire, la Tunisie n’a pas connu de pogroms antisémites. Bien&nbsp; au contraire, les Israélites de Tunisie ont bénéficié d’une protection des hautes autorités aussi bien religieuses que politiques.</p>



<p>A titre d’exemple, le Saint patron de Tunis&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sidi Mehrez</a> (951-1022) a pris la&nbsp;communauté juive&nbsp;sous son aile en leur assignant un quartier spécial — la&nbsp;Hara&nbsp;— à proximité de sa propre demeure.</p>



<p>Au cours de la seconde guerre mondiale, Moncef Bey, le souverain de Tunis,&nbsp;s’est opposé, en 1942, à l’application des lois iniques de Vichy contre les juifs et a incité ses sujets musulmans à accueillir chez eux leurs concitoyens de confession israélite pour les protéger du nazisme.</p>



<p>Habib Bourguiba a, de son côté, veilla au grain sur l’ouverture de son nouvel État à tous les&nbsp;Tunisiens sans distinction de race ou de religion. Et l’on se rappelle son discours de 1967, lorsqu’après la guerre israélo-arabe, des boutiques de citoyens juifs ont été saccagées. Il avait déclaré que les Tunisiens juifs étaient aussi ses enfants et menacé de lourdes sanctions ceux qui leur portent atteinte. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XZUBV2WcQc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/">Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Histoire et légende : Sidi Mahrez et les juifs d’El Hara… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/14/histoire-et-legende-sidi-mahrez-et-les-juifs-del-harra/embed/#?secret=3ebw4SPP60#?secret=XZUBV2WcQc" data-secret="XZUBV2WcQc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces leçons de tolérance et d’acceptation d’autrui dont témoigne notre longue histoire ne nous dédouanent pas pour autant de notre responsabilité envers cette minorité. Le sentiment antisémite envers la communauté juive existe bel et bien. Certes, il n’est pas ostentatoire, mais plutôt insidieux et à bas bruit. Il se manifeste à travers des plaisanteries de mauvais goût aux relents haineux et discriminatoires. A tel enseigne que le vocable juif devient parfois dans la bouche de certains d’entre nous une offense.</p>



<p>Et pourtant, l’apport de la communauté israélite à notre patrimoine culturel est d’une grande richesse<strong>. </strong>Qui se souvient encore aujourd’hui parmi les jeunes des<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> chanteurs </a>tels que Cheikh Afrite, Raoul Journo ou Habiba Msika, du célèbre architecte Olivier-Clément Cacoub, ou alors de l’écrivain Albert Memmi, du sociologue Pierre Sebag ou du célébrissime linguiste Claude Hagège et j’en passe et des meilleurs? Quant à la finesse de la cuisine judéo-arabe de Tunisie, elle est perpétuée par un grand nombre de nos chefs. &nbsp;</p>



<p>Sauf que de toute l’histoire des juifs tunisiens, qui s’étend sur près de deux mille ans, seul le pèlerinage de la Ghriba revient dans les médias, une fois par an, au mois de mai. Mais qu’en sera-t-il de cet événement religieux s’il n’était pas consubstantiellement lié à l’ouverture de la saison touristique en Tunisie&nbsp;? Car en dehors de ce pèlerinage à la Ghriba, on n’entend plus parler de cette communauté. Pire encore, certains ignorent même jusqu’à son existence</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une communauté invisible</h2>



<p>Il est vrai que la population des juifs tunisiens n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Elle compte, aujourd’hui, un peu plus de 1000 individus habitants pour la plupart dans l’île de Djerba. Et pourtant, avant l’indépendance, les Tunisiens de confession juive étaient présents dans presque toutes les villes du pays, de Bizerte à Djerba en passant par Tunis, Sousse, Moknine, Sfax, le Kef, Kairouan, Gabes et bien d’autres.</p>



<p>Les raisons du rétrécissement de cette communauté sont multiples. Elles remontent d’abord au fameux décret Crémieux&nbsp;qui attribua d’office depuis 1870 la citoyenneté française aux&nbsp; Israélites indigènes. Lequel décret a incité un bon nombre d’entre eux à s’exiler en France dans l’espoir de meilleures perspectives de vie. Aussi, les émeutes provoquées par la guerre de Six jours en 1967 avaient précipité le départ vers l’exil de plusieurs milliers de juifs tunisiens. Et ce, sans parler du choix religieux et idéologique que d’aucuns ont fait en allant s’installer en Israël après la création de cet Etat en 1948.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bPKkLRhCmY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/">Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, les juifs, la Palestine et la duplicité de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/14/kais-saied-les-juifs-la-palestine-et-la-duplicite-de-loccident/embed/#?secret=F3rIwx5ust#?secret=bPKkLRhCmY" data-secret="bPKkLRhCmY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par ailleurs, l’invisibilité de la communauté juive ne s’explique pas seulement par les raisons ci-dessus citées, elle est aussi le fruit de leur exclusion volontaire de la vie politique. En effet, la constitution tunisienne de 1959 ne les autorise pas à se présenter aux élections présidentielles.&nbsp; Elle leur interdit aussi de s’enrôler dans l’armée ou de porter les armes.</p>



<p>Depuis l’indépendance, seuls trois citoyens de confession juive ont dirigé des ministères, en l’occurrence Albert Bessis ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme en 1955, remplacé par son coreligionnaire André Barouch en 1956, et plus récemment René Trabelsi, ministre du Tourisme de 2018 à 2020.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour plus d’efforts d’ouverture</h2>



<p>Parce qu’elle est multiple et indivisible, la Tunisie se doit de promouvoir une image plus ouverte sur la pluralité de ses héritages. Pour cela, elle doit décourager, mordicus, toutes sortes de velléités racistes, antisémites ou xénophobes. Le vote par le parlement, en 2018, d’une loi condamnant le racisme sous toutes ses formes est à marquer d’une pierre blanche. Encore faut-il que les lois soient respectées.&nbsp;</p>



<p>Aussi, plus d’effort doit être fourni dans ce sens pour éviter que le malentendu qui résulte de l’ignorance d’autrui. Plusieurs pistes sont à explorer pour combler le manque de connaissance de ces minorités. La diffusion d’émissions sur les religions juive et chrétienne à la radio et à la télévision, à l’instar de celles qui traite de l’islam, en est une parmi d’autres. Pareilles émissions contribueront à rapprocher les communautés entre elles et à lever toutes sortes de malentendus. Il y a aussi l’introduction, dans le cursus scolaire, de l’enseignement des doctrines juive et chrétienne. Ceci permettrait d’éduquer la jeune génération à la tolérance et à l’acceptation des différences. Et enfin, la transmission officielle de la part des hauts responsables de l’Etat des vœux à l’occasion des fêtes religieuses juives et chrétiennes, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays du monde, en l’occurrence le Canada ou la Nouvelle Zélande</p>



<p>Enfin, l’histoire de la Tunisie&nbsp;a doté son peuple d’une certaine ouverture d’esprit et d’une propension à aller vers l’autre. Ce qui lui permit de résister aux tentations de repli sur soi, toutes les fois que le discours identitaire refait surface, prôné par les partisans d’un panarabisme primaire et d’un islamisme obtus et radical. </p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire de l’Etat à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pqA9h6N7uh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/">« Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« « Les célèbres chanteurs tunisiens juifs » : Un ouvrage signé Fakher Rouissi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/les-celebres-chanteurs-tunisiens-juifs-un-ouvrage-signe-fakher-rouissi/embed/#?secret=MQaVHhVniu#?secret=pqA9h6N7uh" data-secret="pqA9h6N7uh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/17/juifs-de-tunisie-je-taime-moi-non-plus/">Juifs de Tunisie, je t’aime moi non plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De l’urgence de recadrer la Cité des sciences à Tunis et le Palais des sciences de Monastir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/25/de-lurgence-de-recadrer-la-cite-des-sciences-a-tunis-et-le-palais-des-sciences-de-monastir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 09:13:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des sciences à Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Palais des sciences de Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Sherif Taha Younes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cité des sciences à Tunis et le Palais des Sciences de Monastir ont été détournés de leur mission première de centre de savoir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/25/de-lurgence-de-recadrer-la-cite-des-sciences-a-tunis-et-le-palais-des-sciences-de-monastir/">De l’urgence de recadrer la Cité des sciences à Tunis et le Palais des sciences de Monastir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On devrait tous être fiers d’avoir, sur notre territoire national, deux institutions entièrement dédiées à la diffusion de la culture scientifique. En l’occurrence la Cité des sciences à Tunis et le Palais des Sciences de Monastir. Deux fanaux venus renouer avec une vieille tradition, celle de notre sempiternelle conquête du savoir.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui </strong>*</p>



<span id="more-3420494"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>Force est de constater que ces deux plateformes ne s’identifient pas à proprement parler à des lieux d’apprentissage traditionnel, pédagogiquement codifié et contraignant, mais plutôt à des lieux où les sciences s’offrent très généreusement d’une manière amusante et ludique à ceux ou celles qui viennent librement les découvrir et les explorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une idée venue d’ailleurs</h2>



<p>Ce genre de plateforme a en fait commencé à voir le jour depuis le début du siècle passé, dans des pays bénéficiant d’un véritable tissu scientifique. Leur invention coïncide bel et bien avec le besoin de mettre les sociétés au parfum de la science et de ses enjeux. Laquelle science n’a eu de cesse de se multiplier, de se complexifier et de se compartimenter, surtout après la deuxième guerre mondiale. Le but étant d’établir un pont entre l’élite, très fermée, des scientifiques tous azimuts et la société en général, toutes catégories sociales et professionnelles confondues.</p>



<p>La mission est de communiquer autant que faire se peut sur la science à plus large échelle, et surtout de l’intégrer dans la culture générale de tous.</p>



<p>Le défi était de taille. Pour pouvoir atteindre cet objectif, faut-il encore pouvoir la vulgariser sans la dénaturaliser, la rendre attractive et d’abord facile. Ainsi est née la vulgarisation scientifique qui est devenue une science à part entière.</p>



<p>Et c’est de cette façon que la science, au sein de ces plateformes, est devenue plus attrayante moins rébarbative, palpable.&nbsp; Elle se touche du bout des doigts, se hume, se sent et se manipule à l’envie. Elle aime à s’incarner désormais en des objets et des manips.</p>



<p>La Tunisie n’a pas tardé à emboiter le pas aux nations développées. Elle s’est dotée, elle aussi, de deux centres de sciences.&nbsp; Le premier, la Cité des sciences à Tunis, a vu le jour depuis 2002. Le deuxième, le Palais des sciences de Monastir, a ouvert ses portes en 2007.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MzI43S77Rm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/cite-des-sciences-de-tunis-de-lurgence-a-rectifier-le-tir/">Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/cite-des-sciences-de-tunis-de-lurgence-a-rectifier-le-tir/embed/#?secret=4C8cwL3blv#?secret=MzI43S77Rm" data-secret="MzI43S77Rm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’inadmissible&nbsp;déviation</h2>



<p>Si ces deux institutions publiques, édifiées par l’argent des contribuables, ont connu leur heure de gloire à leur tout début, elles n’ont pas tardé malheureusement à être déviées de leur objectif principal, celui de créer l’engouement envers les connaissances auprès d’un large public et surtout auprès des jeunes et des moins jeunes. Elles se sont au fil du temps perverti en des caisses à résonance aux desiderata politiques ou idéologiques de leurs premiers responsables. Ainsi la sur-communication s’est à fortiori substituée à la médiation scientifique.&nbsp; Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur les pages Facebook et sites Web de ces deux institutions respectives pour prendre la mesure de la gesticulation médiatique autour de n’importe quel événement, soit-il de peu d’importance. La stratégie des effets d’annonce et du trop-plein d’images constitue désormais un épais écran de fumée dissimulant le déficit abyssal d’un véritable travail de fond, de créativité et d’innovation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-3420876" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Cite-des-sciences-de-Tunis-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>La Cité des sciences de Tunis, un centre de savoir. </em></figcaption></figure></div>


<p>&nbsp;Pour se rendre compte de cet état de fait, il n’y a qu’à se déplacer sur les lieux. Dans le cas de la Cité des sciences, la moitié des manipulations demeurent en panne, pas de gadgets ni d’artefacts et jeux incarnant certains principes scientifiques qu’on peut emporter en guise de souvenir. Côté éditorial, c’est le vide abyssal. Il n’y a ni brochure, ni dépliant, ni guide vous renseignant sur le lieu qui pourtant regorge d’histoire. Aussi, il n’y a pas l’ombre d’un bulletin d’information qui informe sur les programmes trimestriels à venir, ni ouvrages, ni bande dessinée, ni publications parlant de science et de ses enjeux.</p>



<p>Pour ce qui des activités, tout semble être perverti par manque d’esprit d’imagination et d’innovation. Les conférences grand public prennent des allures de cours magistraux. Et les ateliers qui doivent naturellement être gratuitement ouverts se transforment en une sorte d’écoles qu’on se plait à qualifier, au gré des saisons où elles se déroulent, d’été ou d’hiver. Lesquelles s’apparentent plus à des cours de rattrapage pour élèves en difficulté puisque pour y participer on se doit de s’acquitter de certains frais.</p>



<p>Outre la discrimination par l’argent, ces prétendues écoles se trouvent aux antipodes de l’esprit même des centres de sciences, qui, eux, offrent des environnements d&rsquo;apprentissage libre et non structuré, puisque exempts des contraintes inhérentes à l’enseignement classique. C’est comme si on a oublié que contrairement aux enseignants dans les établissements scolaires, les médiateurs dans les centres de sciences ne transmettent pas les savoirs mais plutôt accompagnent le public, en l’incitant à découvrir et explorer la science par lui-même.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="22b6hzizaV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/25/enquete-sur-la-conference-donnee-a-monastir-par-le-predicateur-egyptien-ministere-de-lenseignement-superieur/">Enquête sur la conférence donnée à Monastir par le prédicateur égyptien (Ministère de l’Enseignement supérieur)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Enquête sur la conférence donnée à Monastir par le prédicateur égyptien (Ministère de l’Enseignement supérieur) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/25/enquete-sur-la-conference-donnee-a-monastir-par-le-predicateur-egyptien-ministere-de-lenseignement-superieur/embed/#?secret=goyQwQYZ7U#?secret=22b6hzizaV" data-secret="22b6hzizaV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’incident de trop au Palais des sciences de Monastir</h2>



<p>L’invitation d’un prédicateur égyptien, présenté comme médecin pédiatre, samedi dernier, 20 août 2022, au Palais des sciences de Monastir vient à point nommé corroborer l’impression de la déviation de ces centres de leur première mission. Sinon qu’est venu faire ce salafiste du nom Sherif Taha Younes dans ce haut lieu de la culture scientifique. Bien que le thème de la conférence soit intéressant, puisqu’il a trait aux méthodes d’apprentissage innovantes pour enfants souffrant de troubles de l’apprentissage, l’allure de l’intervenant, portant une barbe drue et hirsute, tranche avec l’image de la science et du savoir que l’on s’échine à promouvoir.</p>



<p>Quant à la conférence où plusieurs extrémistes représentants de différentes associations et organisations douteuses étaient présents nous rappelle les tristes conclaves de terroristes se tenants dans les grottes de Tora Bora au Pakistan.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-3420892" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Palais-des-sciences-Monastir.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>Palais des sciences de Monastir.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Repenser ces deux structures relève d’une urgence immédiate</h2>



<p>Pour éviter toutes sorties de route, les responsables de ce genre d’institutions, dans d’autres pays, n’ont pas les coudées franches. Ils sont épaulés, secondés et encadrés par des conseils scientifiques se tenant d’une manière régulière au sein de leurs institutions. Lesquels sont constitués par des éminences grises appartenant à plusieurs champs d’activités ayant trait à l’enseignement, à l’éducation et à la culture. Celles-là mêmes contrôlent les programmes quand elles ne contribuent pas à leur conception.&nbsp;</p>



<p>Pour conclure&nbsp;: pour que ce genre de structures ne devienne pas des avatars édulcorés, il est du devoir du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de procéder à leur recadrage. Et ce afin qu’ils ne se pervertissent pas ni en agence évènementielle ni en boite de com, et encore moins en de promontoires pour certains responsables qui cherchent à se faire remarquer des pouvoirs publics.</p>



<p>Les centres de sciences se doivent d’être de véritables lieux de transmission des savoirs et de connaissances. Leur mission est d’aiguiser notre curiosité, susciter notre admiration pour les connaissances, et ce afin que nous puissions être au diapason avec le monde moderne d’aujourd’hui, un monde en perpétuel changement.</p>



<p>Enfin pour paraphraser Albert Camus, écrivain français (1913-1960), le rôle de toutes structures d’apprentissage quelles qu’elles soient est avant tout celui d’apprendre à nos enfants à ne pas vivre et à penser dans un monde d’hier, déjà disparu, mais plutôt dans celui d’aujourd’hui, et à fortiori dans celui de demain. Un monde où on pourrait relativiser et questionner nos certitudes et nous ouvrir le plus possible sur les différentes altérités.</p>



<p><em>* Ancien haut fonctionnaire du ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/25/de-lurgence-de-recadrer-la-cite-des-sciences-a-tunis-et-le-palais-des-sciences-de-monastir/">De l’urgence de recadrer la Cité des sciences à Tunis et le Palais des sciences de Monastir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Agression de Rushdie ou nos mutismes sataniques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/agression-de-rushdie-ou-nos-mutismes-sataniques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 06:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Salman Rushdie]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[versets sataniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les pays arabes et musulmans, si ce n’est pas la mauvaise joie, c’est le silence radio qui a prévalu après la tentative d'assassinat de Salman Rushdie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/agression-de-rushdie-ou-nos-mutismes-sataniques/">Agression de Rushdie ou nos mutismes sataniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qu’est ce qui serait plus satanique que nos attitudes muettes et pusillanimes face à l’horreur du monde, celle d’éliminer un homme quelles que soient ses idées&nbsp;? Se taire face à la lâche agression de l’écrivain Salman Rushdie, c’est aussi tuer l’humain qui est en chacun de nous.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui *</strong></p>



<span id="more-3138982"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>L’écrivain britannique, d’origine indienne, Salman Rushdie, s’est fait lâchement agresser, le 13 août 2022, pendant qu’il s’apprêtait à donner une conférence dans un amphithéâtre de Chautauqua, dans le nord-ouest de l’État de New York, aux États-Unis.</p>



<p>Né dix années après le lancement de la fatwa par Khomeiny contre l’auteur du roman intitulé<em> ‘‘Les Versets sataniques’’</em>, l’agresseur, un jeune américain d’origine libanaise du nom de Hadi Matar, ne semble pas avoir échappé aux discours de la violence de cette époque. La meule du temps n’a vraisemblablement pas tempéré la haine. Celle-ci, hautement contagieuse, se transmet à grande vitesse comme une peste d’une génération à une autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un écrivain rattrapé par le fanatisme</h2>



<p>Rappel des faits. A la publication du livre par Salman Rushdie, en 1988, une explosion de colère incompréhensible et insondable secoue les plus grandes métropoles des pays arabes et musulmans. Et pour cause, le roman a été jugé blasphématoire et outrancier contre l’islam. Dans les rues du Caire, d’Islamabad, de Djakarta, d’Alger et de Téhéran les contestations avaient fait rage. Les images de barbus vociférant des menaces de mort contre l’écrivain britannique en brûlant son effigie ont fait le tour du monde. Depuis, Salman Rushdie, sous protection policière, fut réduit à une ombre.</p>



<p>S’il a réussi à avoir la vie sauve une trentaine d’années après, l’écrivain britannique finit par être rattrapé par le fanatisme. Son jeune agresseur n’a jamais lu aucun de ses romans. Il s’est simplement contenté d’idées reçues, de préjugés prêt à penser, à l’instar de ces milliers de déchaînés appelant au meurtre de l’écrivain, ou de ceux d’aujourd’hui qui, sur la toile, jubilent après son agression.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qCmIwsAXEG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/lagression-contre-salman-rushdie-est-une-abomination/">L’agression contre Salman Rushdie est une abomination</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’agression contre Salman Rushdie est une abomination » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/lagression-contre-salman-rushdie-est-une-abomination/embed/#?secret=HcburBy4zi#?secret=qCmIwsAXEG" data-secret="qCmIwsAXEG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans les pays arabes et musulmans, si ce n’est pas la mauvaise joie, c’est le silence radio qui a prévalu. Ni les gouvernements, ni les institutions religieuses, telles les mosquées Al-Azhar, Zitouna, ou Al-Qarawiyyin, ne se sont prononcées contre pareille infamie. Ils se sont tous tus dans un silence assourdissant. Aucune condamnation officielle ou à défaut officieuse ne fut annoncée. Pas l’ombre d’une indignation n’est sortie de la bouche de l’un des muftis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence abject des partis politiques</h2>



<p>En Tunisie, dans le cas d’espèce, pays de la première révolution arabe, tout le spectre politique s’est muré dans un silence incompréhensible, à la limite de l’abject, à la notable exception de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohsen Marzouk, </a>président de Machrou Tounes qui a condamné fermement l&rsquo;agression. Cette agression aurait pu être une occasion en or pour ceux qui n’ont eu de cesse, depuis 2011, de brandir l’étendard de la tolérance pour défendre encore plus leurs idées d’ouverture et de liberté. Sauf que nul n’a osé se prononcer sur une pareille abomination. Ni le président de la république, ni les chefs de partis politiques. C’est l’omerta qui s’est installée odieusement et lâchement. Un silence pernicieux, complice. Pas un post sur facebook, pas un tweet dénonciateur. Et pourtant, ce n’est pas seulement Salman Rushdie qu’on a agressé, mais c’est aussi notre liberté de penser à nous autres citoyens du monde.</p>



<p>Force est de constater qu’à travers l’histoire de l’humanité, penseurs, philosophes et scientifiques étaient perçus comme des impies et des apostats. Ces derniers vécurent toutes sortes de calvaires&nbsp;: de l’emprisonnement, à l’exil en passant par les autodafés et les meurtres. Rappelez-vous, dans les années trente, sous le régime nazi en Allemagne, les livres des grands écrivains juifs ont fini dans le feu. Pas loin de nous, en Algérie, Tahar Djaout, écrivain et journaliste, fut tué en 1993 de deux balles dans la tête par un marchand de bonbons sur ordre d’un tôlier. Son seul crime était de s’être engagé contre l’intégrisme qui déferlait sur son pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hvMhF5UAFg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tentative-dassassinat-de-salman-rushdie-le-silence-assourdissant-des-musulmans/">Tentative d’assassinat de Salman Rushdie : le silence assourdissant des musulmans !   </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tentative d’assassinat de Salman Rushdie : le silence assourdissant des musulmans !    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tentative-dassassinat-de-salman-rushdie-le-silence-assourdissant-des-musulmans/embed/#?secret=M0goulrJmU#?secret=hvMhF5UAFg" data-secret="hvMhF5UAFg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Chez nous en Tunisie, Tahar Haddad fut insulté, dévoyé et traité de tous les noms d’oiseaux pour avoir dénoncé les conditions sociales déplorables de la femme tunisienne et appelé à sa libération.&nbsp;</p>



<p>Plus loin encore dans l’histoire, Averroès a été dévoyé, lui aussi, pour avoir tenté de réconcilier la philosophie aristotélicienne et la foi musulmane pour un meilleur éclairage de la révélation coranique. Il fut exilé en 1197 en Andalousie et la plupart de ses ouvrages furent brûlés.</p>



<p>En 1632, Galilée fut condamné par l’église pour avoir dénigré le&nbsp;géocentrisme&nbsp;et soutenu l’héliocentrisme. Il fut condamné jusqu’à sa mort à un emprisonnement à vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter le moule stérilisant de la pensée unique</h2>



<p>Dans toutes ces condamnations aveugles et éhontées, ce sont le poignard, la hache, la corde, le bûcher ou le révolver qui se sont substitués à la plume, à l’argument ou au contre-argument.</p>



<p>Et pourtant, la mission des écrivains, des philosophes, des scientifiques n’est-elle pas celle de nous empêcher de couler dans le moule d’une même et seule pensée, de se suivre comme des moutons de panurge&nbsp;?</p>



<p>Leur rôle n’est-il pas celui de dessiller nos yeux sur les dangers à venir, de bousculer les monolithismes de nos croyances, de questionner nos convictions, de s’interroger sur nos certitudes trompeuses et illusoires, et somme toute de nous permettre de nous débarrasser de nos archaïsmes, pareilles à des ancres, nous empêchant de poursuivre notre route vers un monde meilleur&nbsp;?</p>



<p>Certes, nous ne sommes pas obligés de partager les idées de Salman Rushdie, cependant a-t-on le droit de revendiquer son élimination physique.</p>



<p>A-t-on le droit de s’en prendre à qui que ce soit au motif que le contenu de son livre, le thème de son film ou sa caricature dérangent&nbsp;notre tranquillité intellectuelle&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SGYKu7jwpN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/">Tunisie : Mohsen Marzouk condamne l’agression contre Salman Rushdie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Mohsen Marzouk condamne l’agression contre Salman Rushdie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/tunisie-mohsen-marzouk-condamne-lagression-contre-salman-rushdie/embed/#?secret=BnubS4XRd1#?secret=SGYKu7jwpN" data-secret="SGYKu7jwpN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’agression contre Salman Rushdie est une énième agression contre notre liberté de penser, contre notre aptitude d’être dans la diversité de nos idées et de nos cultures.</p>



<p>L’attentat contre la vie de l’auteur des <em>‘‘Versets sataniques’’</em> est aussi un attentat contre la possibilité d’un monde plus intelligent et plus ouvert. Un monde dans lequel Alika Ogorchukwu, vendeur à la sauvette nigérian, dans une petite station balnéaire à l’ouest de l’Italie, n’aurait jamais dû être battu à mort, sous l’indifférence générale des passants. Qu’est ce qui serait alors plus satanique que les ‘‘Versets sataniques’’, si ce ne sont nos attitudes muettes et pusillanimes face à l’horreur du monde, celle d’éliminer des hommes, saugrenues soient-elles leurs idées&nbsp;? Se taire face à de pareil outrage, c’est aussi participer largement à tuer l’humain qui est en chacun de nous. Ce qui est en soi la plus inadmissible des ignominies humaines.</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite.</em> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/agression-de-rushdie-ou-nos-mutismes-sataniques/">Agression de Rushdie ou nos mutismes sataniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le chemin de croix des candidats aux épreuves du Bac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 May 2022 11:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
		<category><![CDATA[cours particuliers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’orée des examens du baccalauréat 2022 , l’on est sidéré par le rythme infernal que le système éducatif et le corps enseignant en Tunisie imposent à des milliers de candidats.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/28/tunisie-le-chemin-de-croix-des-candidats-aux-epreuves-du-bac/">Tunisie : le chemin de croix des candidats aux épreuves du Bac</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’orée des examens du baccalauréat 2022 , l’on est sidéré par le rythme infernal que notre système éducatif et notre corps enseignant imposent à des milliers de candidats. Un rythme éreintant résultant de la conjugaison des cours particuliers, couvrant la quasi-totalité des disciplines, à ceux officiellement dispensés dans les établissements scolaires. Une montagne d’efforts à laquelle nos élèves sont astreints, sans que pour autant leur niveau général ne s’améliore. Si ce n’est qu’il périclite, chaque année un peu plus. Pourquoi de ce hiatus? Le paradoxe n&rsquo;est qu&rsquo;apparent&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui *</strong></p>



<span id="more-1030677"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>


<p>Il y a quelques années, on avait recours à des cours de rattrapage seulement pour les matières dont le coefficient est élevé. A titre d’exemple, les mathématiques ou les sciences physiques pour les élèves préparant un bac scientifique, et l’arabe ou la philo pour ceux du bac littéraire. Le phénomène s’est amplifié d’une année à une autre pour s’étendre à toutes les matières. Désormais, on prend des cours de rattrapage tous azimuts, même les cours d’éducation physique ne déroge pas à cette règle absurde. Conséquence, c’est l’effet inverse qui se produit. Il n’y a qu’à voir les résultats de fin d’année. Et surtout le nombre de zéros dans plusieurs matières qu’on s’amuse, d’une façon goguenarde, à comptabiliser et à afficher sur les médias et les réseaux sociaux.</p>



<p>Et pour cause, l’excès de cours ne favorise point la compréhension et l’assimilation à bon escient de toutes les informations transmises. Souvent, l’élève se trouve exposé à un véritable gavage. Il n’a pas le temps de tout digérer. Le cerveau est un organe pareil à un estomac. Si on ne lui laisse pas le temps d’une digestion paisible, il vomit tout ce qu’il ingurgite.</p>



<p>Autre conséquence, et non des moindres, est celle de l’impact psychologique. Ce rythme effréné inflige aux élèves une forme d’épuisement psychologique, un surmenage, quand il ne les conduit pas à une dépression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des gains considérables des <em>«études»</em></h2>



<p>Derrière cette machine infernale des cours de soutien, vulgairement désigné «é<em>tudes» </em>par le commun des mortels, il y a des gains considérables. Une séance de rattrapage coûterait jusqu’à 70 DT. Imaginez un tant soit peu les bénéfices juteux tirés de plusieurs groupes d’élèves sur une seule journée.</p>



<p>Pour la circonstance, des appartements, des villas et même des locaux sont loués au vu et au su des autorités publiques. Face à l’impuissance du ministère de l’Education nationale et parfois à son mutisme complice, le phénomène a pris des allures disproportionnées. Il s’est tellement enraciné dans la conscience collective à telle enseigne qu’il est devenu presque anormal de ne pas y recourir. D’ailleurs, les parents ont fini, par acquit de conscience, de les revendiquer mordicus auprès des enseignants.</p>



<p>Plusieurs ministres de l’Education ont vainement tenté d’enrayer ce phénomène. Sauf que la machine est tellement rodée qu’il est devenu presque impossible de la freiner. Un cercle vicieux dont il est difficile de s’échapper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre enseignement archaïque et à la traîne</h2>



<p>Force est de constater que l’archaïsme dans lequel est empêtré notre système éducatif est responsable du cafouillage actuel. Et pour cause, les programmes ne répondent plus aux exigences de la modernité, ni aux préoccupations des élèves, ni à leurs aptitudes. Ils sont, toutes disciplines confondues, très longs, très denses et truffés de surcroît de mille et un détails superfétatoires</p>



<p>Quant aux approches pédagogiques, elles sont de plus en plus désuètes. Elles favorisent plus le bourrage que la créativité et l’esprit critique.</p>



<p>Un autre archaïsme persistant est celui des coefficients. On continue bon gré mal gré à privilégier certaines disciplines à d’autres à travers l’attribution d’une série de coefficients allant de 1 à 4. C’est comme si on donnait l’impression que certaines matières valent plus que d’autres. Des apprentissages bancals en sont une conséquence directe. Combien de fois sommes-nous tombés des nues face à des ingénieurs bac plus six incapables de rédiger une simple lettre de motivation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des expériences efficaces et moins coûteuses</h2>



<p>Dans plusieurs pays du monde, on mise sur le ralentissement du développement chez l’élève. En Norvège, au Suède, en Finlande et au Canada pour ne citer que ces pays-là, les élèves n’ont cours que durant les matinées. Les après-midi sont entièrement consacrés à des activités récréatives, en l’occurrence le sport, la musique, le théâtre. Et pour cause, les programmes scolaires sont élagués. C’est comme si on avait renoué avec la célèbre phrase de Montesquieu&nbsp;: <em>«Une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine»</em>.</p>



<p>Les résultats sont époustouflants. Les élèves de cette partie du monde occupent les premières places dans le classement Pisa, le programme international pour le suivi des acquis des élèves qui vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs de par le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour conclure</h2>



<p>Certes, une réforme de l’enseignement serait très onéreuse pour l’Etat tunisien, surtout par les temps qui courent. Au demeurant, entreprendre des actions, ne serait-ce que modestes, pour aérer les contenus des programmes est toujours possible pour l’intérêt général de nos enfants.</p>



<p>Toutefois le seul obstacle demeure celui du refus de toute réforme par une partie du corps enseignant, de peur de perdre ses privilèges.</p>



<p>Enfin, en attendant une véritable modernisation tant espérée de notre système éducatif, souhaitons à tous nos bacheliers beaucoup de courage, de chance et surtout de succès.</p>



<p>* <em>Ancien haut fonctionnaire du ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur. </em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>La guerre en Ukraine et les deux visages de l’Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 06:00:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’abord, entendons-nous sur un principe, aucune nation sur terre n’a le droit de dominer une autre nation, de l’agresser, de l’asservir ou de l’humilier quel qu’en soit les causes. De ce fait, la guerre contre l’Ukraine par la Russie est une abomination criminelle. Les images de ces pauvres Ukrainiens, vieux, femmes et enfants, fuyant leurs...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Ukraine-Gaza.jpg" alt="" class="wp-image-382605"/><figcaption><em>L&rsquo;Occident dénonce les crimes de guerre de la Russie en Ukraine mais passe honteusement sous silence ceux d&rsquo;Israël en Palestine.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>D’abord, entendons-nous sur un principe, aucune nation sur terre n’a le droit de dominer une autre nation, de l’agresser, de l’asservir ou de l’humilier quel qu’en soit les causes. De ce fait, la guerre contre l’Ukraine par la Russie est une abomination criminelle. Les images de ces pauvres Ukrainiens, vieux, femmes et enfants, fuyant leurs maisons, la peur au ventre et le regard hagard, déambulant au milieu d’immeubles éventrées et fumants, a indigné la terre entière. Mettons-nous à leur place pour imaginer le calvaire qu’ils subissent. Chantre de la démocratie, des libertés et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, l’Occident s’en émeut plus que tout le monde. Il crie haut et fort au scandale.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui </strong>*</p>



<span id="more-388401"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Mais la guerre contre l’Ukraine et contre sa population civile est-elle la seule guerre sur terre? Y en a-t-il pas d’autres qui se produisent ailleurs, hors du continent européen? Oh que si. D’autres guerres se déroulent en Afrique et en Asie et où les puissances occidentales sont fortement impliquées. Seulement on en parle peu ou pas du tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les guerres oubliées</h2>



<p>Les guerres au Yémen, en Syrie, en Libye, en Afghanistan ou en Irak malgré leurs atrocités suscitent peu d’intérêt pour la communauté européenne et les Etats-Unis d’Amérique. Et ce, sans parler du sempiternel conflit israélo-palestinien. Un conflit qui dure plus de soixante-treize ans et qui ne semble pas voir le bout du tunnel de sitôt.</p>



<p>Rappelons-nous la guerre américaine lancée contre l’Irak en mars 2003. Celle-ci a réduit ce pays en mille morceaux. Aujourd’hui, il se trouve très fragilisé et n’arrive pas, dix-neuf ans après, à se reconstituer et à panser ses blessures. En Afghanistan, la&nbsp;situation humanitaire&nbsp;est plus que dramatique avec quelque 23 millions d’habitants menacés de famine et des millions de&nbsp;déplacés. La&nbsp;Syrie n’est pas en reste. C’est un pays à feu et à sang depuis 2011. Il compte un demi-million de morts et plus de 10 millions de déplacés. Le Yémen, quant à lui, aurait, en sept ans de guerre, enregistré la mort de plusieurs milliers de personnes, à cause des combats et leur corolaire la famine et les maladies. Idem pour la Libye, livrée, depuis 2011, à un chaos total, sans précèdent.</p>



<p>Quant à la Palestine, le conflit, qui dure plus de soixante-treize ans, a causé sur des générations entières des milliers de victimes. Aujourd’hui, le peuple palestinien, s’il n’est pas forcé à l’exil, s’entasse dans des territoires exigus; des prisons à ciel ouvert sans que cela n’émeut aucun officiel occidental. Et c’est à peine si on ose émettre quelques critiques envers l’Etat hébreu quand certaines de ses exactions dépassent l’entendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les deux poids et deux mesures</h2>



<p>Pourquoi donc le tandem Etats-Unis d’Amérique et l&rsquo;Union européenne n’arrive-il pas à adopter la même attitude impartiale vis-à-vis des conflits mondiaux? Pourquoi, ces deux entités mènent-ils une diplomatie sans principes, qui fonctionne au gré de leurs propres intérêts respectifs. Comme Janus, le dieu romain à deux visages, ils soutiennent tour à tout la chose et son contraire. Ils leur arrivent à être à la fois des défenseurs farouches des droits de l’homme et violeurs impitoyables de ces mêmes droits.</p>



<p><a></a>Rappelons-nous les raisons qui ont mené au déclenchement de la guerre contre l’Irak. En 2003, Colin Powell, secrétaire d’Etat à la Défense des Etats-Unis d’Amérique, s’est appuyé sur un mensonge, grotesque et éhonté, pour justifier l’invasion de l’Irak par son pays. Il avait brandi une fiole d’Anthrax pour affirmer que l’Irak était en train de développer des armes chimiques. Rappelons-nous aussi la décision de Donald Trump, le 45<sup>e</sup> président des Etats-Unis, de reconnaître, contre l’aval des Nations Unies, Jérusalem comme capital d’Israël; sabotant ainsi le peu de chances des Palestiniens à recouvrir leur plein droit.</p>



<p>Si on agresse et si on bafoue soi-même le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pourquoi alors diaboliser Vladimir Poutine? Ce dernier n’est-il pas semblable à Benyamin Netanyahou? N’a-t-il pas employé les mêmes méthodes pour déstabiliser et détruire tout un peuple? Y a-t-il des crimes qu’on dénonce, d’autres qu’on tait et d’autres encore avec lesquels on se fait voltontiers complice?</p>



<p>Pourquoi feu Yasser Arafat, l’ancien président palestinien, n’a-t-il pas eu les mêmes égards de la part des pays occidentaux que Volodymyr Zelensky, président ukrainien&nbsp;? Le leader palestinien n’a pu être reconnu par les instances internationales qu’après un combat de haute lutte, alors que le chef d’Etat ukrainien a été chaleureusement accueilli, en visioconférence, par presque tous les parlements des pays occidentaux et même par les Nations Unies, alors que sa responsabilité dans la tragédie que vit actuellement son peuple est largement engagé.</p>



<p>Pourquoi le conflit israélo palestinien passe-t-il comme un simple fait divers alors que celui russo-ukrainien s’invite intensément dans le débat politique et se convertit même en un enjeu électoral de premier plan, en France en l’occurrence?</p>



<p>Enfin, pourquoi les Ukrainiens ont-ils droit à une importante aide militaire de la part de Joe Biden pour se défendre et défendre leur pays et pas les palestiniens? Même les roquettes fait-maison par de pauvres Palestiniens en situation de désespoir, aléatoires et imprécises, tirées aveuglément vers l’Etat hébreu en guise d’appel au secours sont fermement et sans nuance dénoncés par ce même Occident ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La honteuse hiérarchisation des crimes</h2>



<p>Au fait, ce conflit russo-ukrainien a mis au grand jour la politique de deux poids et deux mesures. Pire encore, une hiérarchisation pitoyable et mesquine des crimes contre l’humanité&nbsp;?</p>



<p>Enfin, défendre un crime de guerre contre un autre est en soi un crime encore plus abject. Ça revient à pratiquer la ségrégation entre les atrocités, les abominations et les injustices humaines. Il y a des crimes qu’on défend corps et âme et d’autres qu’on regarde, impassible, sans bouger le petit doigt.</p>



<p>Pourquoi alors les médias occidentaux se taisent-ils sur les sempiternels exactions que la population palestinienne subit presque au quotidien&nbsp;? Et quand ils s’s’expriment à son sujet c’est à demi-mot, presque en s&rsquo;excusant. Face aux humiliations, aux brimades, aux injustices que les femmes, enfants et vieillards palestiniens endurent, rarement on a entendu un officiel français, allemand ou américain crier haut et fort son indignation des violations contre les droits de l’homme.</p>



<p>Si le crime de guerre contre la population ukrainienne occupe tous les médias occidentaux jusqu’à saturation, ceux contre les Palestiniens, les Syriens, les Irakiens ou les Yéménites sont mis sous le boisseau. Comme des maladies orphelines, ils n’intéressent personne que ceux qui les subissent.</p>



<p>Pour l’Occident, les droits de l’hommes, la démocratie, la dignité humaine sont des valeurs qui n’appartiennent pas à tout le monde. C’est seulement dans le seul Occident qu’elles doivent se pratiquer et être défendues. Et c’est aussi à leur ombre, avec leur couleur et sous leur couverture qu’on se permet de commettre les plus rances et les plus putrides des injustices.</p>



<p>* <em>Haut fonctionnaire à la retraite.</em></p>



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		<item>
		<title>Tunisie : De quoi Rached Ghannouchi est-il le nom ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rafik Abdessalem]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Laadhari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le leader islamiste Rached Ghannouchi croit-il vraiment que l’histoire se rappellera de lui un jour? N’a-t-il pas conscience qu’il est la personnalité politique la plus décriée voire la plus détestée en Tunisie? Est-il capable aujourd’hui de faire deux pas dans la rue sans être insulté par le premier quidam? La jeunesse sur laquelle il a...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Rached-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-387243"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi croit pouvoir se refaire une virginité politique en se transformant en opposant au pouvoir actuel. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Le leader islamiste Rached Ghannouchi croit-il vraiment que l’histoire se rappellera de lui un jour? N’a-t-il pas conscience qu’il est la personnalité politique la plus décriée voire la plus détestée en Tunisie? Est-il capable aujourd’hui de faire deux pas dans la rue sans être insulté par le premier quidam? La jeunesse sur laquelle il a tant misé l’exècre et lui fait porter toute la responsabilité de son désarroi, dans un pays que son parti, au pouvoir au cours des dix dernières années, a accablé de dettes et réduit à la mendicité pour survivre.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-387242"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>La récente promesse de Rached Ghannouchi de convoquer une seconde réunion virtuelle du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), dont il est le président, en guise de pied de nez à la Présidence de la République, est une gesticulation de trop.</p>



<p>La promesse d’une seconde réunion après l’échec de la première ayant eu lieu le 30 mars 2022 et tout le chahut politique qu’elle a provoqué, prouvent, à n’en point douter, l’indigence mentale et intellectuelle d’un homme qui ne sait plus à quel saint se vouer. Elle témoigne aussi de l’entêtement et de l’obstination de ce géronte pour qui sa propre revanche compte plus que l’intérêt général de tout un pays.</p>



<p>Après une série d’échecs cuisants à diriger son propre parti, Ennahdha, et à présider l&rsquo;ARP, l’on se pose la question suivante&nbsp;: pourquoi Rached Ghannouchi s’accroche-t-il au pouvoir comme une arapède ?</p>



<p>Avant même de tenter de comprendre ce qui se trame dans la tête de cet homme, jetons d’abord un regard, ne serait-ce que furtif, sur les actions qu’il avait accomplies depuis la prétendue révolution du 14 janvier 2011.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan catastrophique </strong></h2>



<p><strong>Des tentatives vaines et éhontées de vassaliser la Tunisie à des puissances étrangères:</strong> tout au long de ces dix dernières longues années, Ghannouchi et ses séides se sont obstinés à vendre la Tunisie à leurs commanditaires du Moyen-Orient, leurs bailleurs de fonds, en l’occurrence le Qatar et la Turquie, lesquels leur ont permis de se maintenir la tête hors de l’eau grâce aux centaines de millions de dollars qu’on leur envoyait.</p>



<p>Rappelez-vous le passage calamiteux des deux de leurs ministres, Zied Laadhari et Rafik Abdessalem, respectivement ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et ministre des Affaires étrangères. Tous les deux se sont échinés à réorienter nos échanges commerciaux au profit de la Turquie, quitte à sacrifier toute notre économie nationale. Pour preuve, les échanges avec le pays d’Erdogan sont devenus à un certain moment complètement déséquilibrés et asymétriques.</p>



<p>Outre le soutien financier et politique que Ghannouchi pouvait tirer pour son parti, ce dévouement à ces pays part d’une conviction bien ancrée chez lui, celle d’aligner la Tunisie sur l’axe Turquie-Qatar, lequel constituerait pour lui et ses comparses un début dans la construction du Grand Califat, cher à Hamadi Jebali, ancien chef de gouvernement issu du parti islamiste.</p>



<p><strong>De l’incrédulité à réislamiser la Tunisie&nbsp;:</strong> un autre coche raté par Ghannouchi est celui de vouloir réislamiser une nation convertie à l’islam depuis quatorze siècles. Ridicule. Et pour cause, notre Ghannouchi national a toujours pensé que la Tunisie s’est progressivement éloignée des vraies valeurs de l’islam à cause d’une politique laïque appliquée, au forceps, par feu Habib Bourguiba, père-fondateur de la Tunisie moderne.</p>



<p>D’ailleurs, pour Ghannouchi, la société tunisienne est clivée entre laïcs et islamistes. Sa mission à lui, une fois au pouvoir, est de la fédérer, la remodeler de fond en comble et la réorienter vers le chemin du salut, le sien.</p>



<p>Sauf qu’il oublie que la Tunisie pratique, depuis des siècles, un islam pétri et forgé par des illustres érudits tels que Mohamed Tahar et Fadhel Ben Achour, pour ne citer que ceux-là. Lesquels prônent un islam modéré et ouvert. Un islam qui appelle à l’ouverture, à l’acceptation et à l’amour du prochain quel qu’il soit et non à la haine, à la vengeance et au sang.</p>



<p><strong>Un débat infructueux autour d’une identité fantasmée&nbsp;:</strong> à propos de notre identité, Ghannouchi s’est leurré encore une fois. Lui et ses comparses se sont empêtrés, dix ans durant, dans un débat infructueux autour de la question identitaire. Pour lui, notre identité, la vraie, l’authentique, nous a été usurpée, d’où la nécessité et l’urgence de la restaurer.</p>



<p>Mais au fait ce qui se cache derrière son galimatias insensé autour de ce sujet est un funeste dessein, celui de nous enchâsser dans un carcan identitaire rigide et moyenâgeux. Un carcan venu d’un ailleurs lointain et désertique, celui des chameliers d’un temps antédiluvien.</p>



<p>Souvent, ce que les Frères musulmans oublient ou feignent d’oublier c’est que notre identité tunisienne a éclos au sein d’un creuset où trente-trois civilisations se sont succédé. Elle est véritablement le fruit d’un brassage de cultures riches, multiples et variées.</p>



<p><strong>La femme n’est ni l’avenir ni l’égale de l’homme&nbsp;: </strong>pour Ghannouchi, la femme n’est pas l’égale de l’homme, elle est plutôt son complément. Cette idée devenue projet, les Fréristes l’ont défendue mordicus. Ils voulaient l’inscrire dans la sinistrement célèbre constitution de 2014, dont la première mouture, si elle avait été adoptée, aurait sapé tous les acquis pour lesquelles les femmes tunisiennes se sont ardemment battues.</p>



<p>Encore une fois c’était sans compter avec le courage de nos lionnes de l’Atlas qui se sont levées comme un seul homme, <em>«une seule femme»</em>, pour défendre leurs droits et acquis et mettre à sac le projet macabre du parti Ennahdha.</p>



<p><strong>Le combat pour la démocratie, un écran de fumée&nbsp;: </strong>depuis la date du 25 juillet 2021, Ghannouchi se force d’apparaître comme le héraut de la démocratie et des libertés, alors qu’en réalité il s’en soucie comme une guigne. Et pour cause, voilà plus de cinquante longues années qu’il est à la tête de sa formation politique tant et si bien qu’il a fait le vide autour de lui. Même les plus obséquieux parmi ses thuriféraires l’ont déserté. Ghannouchi est-il un démocrate sans conviction&nbsp;? D’ailleurs, la démocratie pour lui est synonyme de népotisme, favoritisme et passe-droit. Au sein de son propre parti, qui a tout d&rsquo;une secte, la parole est bâillonnée. Il est le seul maître à bord, et c’est à lui seul que la dernière décision revient. Quant à le Conseil de la Choura, elle n’est en fait qu’un écran de fumée. Conséquence&nbsp;: son parti est devenu en fin de parcours l’ombre de lui-même.</p>



<p><strong>De l’incapacité à gouverner&nbsp;: </strong>le parlement dans toute son histoire n’a jamais été aussi mal gouverné qu’au moment où Ghannouchi en a pris la présidence. Ce dernier est responsable de la perversion&nbsp;qui en a fait une véritable foire d’empoigne. Et pour cause, son manque de charisme et d&rsquo;impartialité.</p>



<p>Même au sein de sa formation politique, Ghannouchi a connu la même débâcle. Sa politique des deux poids et deux mesures a lésé plus qu’un. Seuls ses gendres, neveux, proches et à défaut ses hommes liges ont pu bénéficier de ses prébendes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel bois donc cet homme est-il fait&nbsp;?&nbsp;</h2>



<p>Qu’a apporté Ghannouchi à la Tunisie depuis la période de sa clandestinité jusqu’à son accession arrangée au poste du président du parlement&nbsp;? Que destruction, désespoir et discorde. Son parcours politique a confiné à l’absurde, au ridicule et à une gesticulation insensée et fantasmagorique. Il s’était escrimé vainement à imposer à toute une nation un modèle social qui ne lui sied pas et qu’elle a rejeté en bloc.</p>



<p>La Tunisie n’a jamais cumulé autant d’ancres qui l’ont empêchée d’exploiter son immense potentiel qu’au moment où elle était sous la coupe des islamistes. En-est-il conscient? Certainement pas. A le voir lever la main en signe de victoire le jour de son interrogatoire, le 1er avril 2022, on tombe des nues. Une preuve en plus que cet homme en déconnexion totale avec son temps n’arrive pas à se dépêtrer de ses certitudes aveugles.</p>



<p>Croit-il candidement que l’histoire se rappellera de lui un jour ? N’a-t-il pas conscience qu’il est, selon les sondages d’opinion, la personnalité politique la plus haïe de toute la Tunisie? Pis encore. Est-il capable aujourd’hui de faire deux pas en dehors de chez lui sans qu’il ne soit insulté par n’importe quel quidam? La jeunesse sur laquelle il a tant misé l’exècre. Elle lui fait porter toute la responsabilité de son désarroi.</p>



<p>Son expulsion, le soir du 8 avril 2022, d’une mosquée de Mellassine, et deux jours plus tard, d’une autre mosquée à Ben Arous atteste de cette haine envers cet homme devenue presque viscérale.</p>



<p>C’est aussi à se demander si le chef de file des islamistes trouve tout son plaisir à être insulté, humilié et vexé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour ne pas conclure</h2>



<p>Les combats de Ghannouchi n’ont été que des coups d’épée dans l’eau. Il n’a fait que se battre contre le vent. La Tunisie, dépositaire d’une civilisation trois fois millénaire, ne s’est pas laissé corrompre. Elle est plus forte que ses idées moyenâgeuses. Et plus forte encore pour avoir été défendue par les descendantes de la Reine Didon, de la Kahena, de Aziza Othmana et les filles de Bourguiba. Farouches et irrésistibles, ces gardiennes du temple ont défendu bec et ongle nos libertés, nos valeurs d’ouverture sur les altérités, de tolérance et d’acceptation et de laïcité.</p>



<p><em>* Ancien haut fonctionnaire.</em> </p>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Les vraies raisons de l’échec de la consultation nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 08:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[consultation nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept mois se sont écoulés depuis le 25 juillet 2021, date à laquelle Kaïs Saïed a sifflé la fin de la récréation en gelant le parlement et en limogeant le gouvernement de Hichem Mechichi. Et malgré l’espoir suscité par la prise de ces mesures exceptionnelles, notre quotidien n’a pas changé d’un iota. Et pour cause,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/20/tunisie-les-vraies-raisons-de-lechec-de-la-consultation-nationale/">Tunisie : Les vraies raisons de l’échec de la consultation nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Sept mois se sont écoulés depuis le 25 juillet 2021, date à laquelle Kaïs Saïed a sifflé la fin de la récréation en gelant le parlement et en limogeant le gouvernement de Hichem Mechichi. Et malgré l’espoir suscité par la prise de ces mesures exceptionnelles, notre quotidien n’a pas changé d’un iota. Et pour cause, la Tunisie continue à patiner. Elle est même passée de charybde en scylla. A la pénurie des médicaments vient s’ajouter celle des denrées alimentaires de base. Pour ne rien arranger, la guerre russo-ukrainienne et ses effets délétères, la flambée du prix de pétrole et le déficit sur le marché de blé, rajoutent une couche à notre désarroi et compliquent encore plus notre existence.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui </strong>*</p>



<span id="more-384557"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Et pourtant, face à la sinistrose de plus en plus ambiante, le président de la république n’a d’yeux que pour la consultation nationale, qui s&rsquo;est achevée hier, samedi 19 mars à 24h00. Il voulait la voir aboutir coûte que coûte. Et pour ce faire, il fallait qu’une majorité de citoyens y adhèrent. Sauf que ces derniers ne semblent pas s’y être intéressé pour autant, puisqu&rsquo;ils ont été <em>«seulement»</em> 500 000 à y participer. Ils ont l’esprit ailleurs, dans leur petit couffin et dans leurs soucis du quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Je t’aime moi non plus</h2>



<p>Comment expliquer cependant que ce même peuple, qui a massivement apporté son soutien à Kaïs Saïed, s’abstient de répondre à sa demande la plus pressante, celle de participer à la consultation nationale. Or, il ne semblent pas l&rsquo;avoir suivi dans cette opération. Ce décalage est tellement paradoxal qu’il a fini par faire croire au président de la république qu’il y avait anguille sous roche.</p>



<p>Pourquoi donc pareil décalage entre soutien massif et désobéissance tout aussi massive? La réponse pourrait se trouver dans l’une des réflexions de la philosophe allemande Hannah Arendt (1906-1975). Pour la philosophe quand on ment au peuple en permanence, on le prive de sa capacité de penser, de juger, de discerner et d’agir. Et pour avoir menti aux Tunisiens pendant dix longues années, les responsables politiques ont fait d’eux un peuple sans âme, sans caractère et sans repères, un peuple qui ne peut plus rien croire, ni se faire une opinion sur quoi que ce soit.</p>



<p>Paradoxalement, les taux élevés des intentions de vote en faveur du président ne font que renforcer cette même idée d’apathie responsable de l’engourdissement de la pensée générale.</p>



<p>En effet, dans ce pandémonium indescriptible, qu’est devenue la vie politique en Tunisie, on se refuse de réfléchir puisqu’on croit mordicus, à tort ou à raison, que tous les acteurs politiques sont les mêmes. On se rabat par conséquent sur celui qu’on considère le moins mauvais. C’est ainsi que Kaïs Saïed est devenu, à son insu, une sorte de pis-aller vers lequel on s’est rué sans se poser trop de questions. Un président élu sur des slogans et sans programme aucun ne peut être qu’une bizarrerie dans une société qui se veut démocratique.</p>



<p>Dans les démocraties où les citoyens prennent tout leur temps pour choisir leurs élus et les programmes à travers lesquels ils s’identifient le plus, aucun candidat et aucun parti ne peuvent se prévaloir d’une unanimité écrasante. Souvent, les résultats du vote ou de ses intentions se tiennent dans un mouchoir de poche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le peuple veut, mais quoi&nbsp;au juste ?</h2>



<p><em>«Echaab yourid»</em> (le peuple veut) est le slogan révolutionnaire qu’a choisi Kaïs Saïed pendant toute sa campagne électorale. Et il continue à le marteler comme un mantra dans presque tous ses discours. Mais que veut le peuple réellement? Pour le savoir, Kaïs Saïed l’invite à s’inscrire sur la plateforme électronique dédiée à la consultation nationale pour s’exprimer sur ses choix, son avenir et la façon avec laquelle il veut être gouverné. Les résultats devraient donner matière à l’élaboration d’une nouvelle constitution. Mais pas seulement&#8230;</p>



<p>Mais à quel peuple le président de la république s’adresse-t-il? Certes, nous sommes un seul peuple mais avons-nous les mêmes choix, les mêmes sensibilités, les mêmes orientations idéologiques, la même façon de réfléchir?</p>



<p>Il va sans dire que la Tunisie n’est ni le Liban, ni l’Irak, ni l’Inde où plusieurs ethnies et confessions coexistent et où des frictions ou même des guerres fratricides éclatent. Il est vrai qu’au-delà de nos différents accents locaux et de nos diverses coutumes régionales, nous demeurons un seul peuple uni et indivisible. Nous parlons la même langue, appartenons au même rite malékite et défendons les mêmes couleurs nationales.</p>



<p>Sauf que bien que nous soyons indivisibles, nous sommes aussi multiples. Et nous le sommes véritablement de par nos classes sociales, nos catégories professionnelles, nos niveaux d’instruction, notre promptitude à s’arcbouter sur nos identités ou au contraire à s’ouvrir sur des différentes altérités.</p>



<p>Comme partout dans d’autres pays, il y a la Tunisie d’en bas, celle d’en haut, celle de droite, celle du centre et celle de gauche. Il y a aussi celle des nantis, celle des sans-le-sou, celle des lettrés et des illettrés, celle profondément enracinée dans sa petite géographie locale et celle des expatriés, de la diaspora et des horizons lointains. Celle de la campagne et celle des villes, celle des jeunes et des moins jeunes</p>



<p>Si toute la Tunisie s’exprimait sur ses attentes et ses préférences, et sur la façon dont elle veut être gouvernée on se retrouverait face à un pot pourri de propositions aussi bien contradictoires que diverses. Comment peut-on alors faire la synthèse de tout ce qui sera exprimé sans pour autant tomber dans contradictions criardes et dans des illogismes&nbsp;saugrenus? Comment enfin peut-on nous donner satisfaction en tenant compte de nos différences sociales culturelles et professionnelles. Une manœuvre qui relèverait d’une quadrature du cercle</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle constitution compromettante pour l’Etat</h2>



<p>Si Kaïs Saïed s’est obstiné à interroger le peuple sur ses choix, c’est qu’il est, lui-même, en train de chercher un prétexte sur lequel il s’appuierait pour changer la façon avec laquelle nous sommes gouvernés. Son dessein est celui de renverser la pyramide du pouvoir. Vu sous cet angle, posons-nous la question suivante : qui veut, est ce Kaïs Saïed ou le peuple, ou alors Kaïs Saïed à travers le peuple ?</p>



<p><em>Last but not the least</em>, si on confie le pouvoir au peuple, ce dernier est-il réellement capable de l’exercer? Avec un million d’enfants en décrochage scolaire depuis 2010, un <em>système éducatif défaillant, </em>deux millions d’analphabètes, une absence flagrante du sens de la citoyenneté qu’un demi-million de Tunisiens dépourvus de cartes d’identité atteste, <em>un tribalisme dont le spectre n’a pas tout à fait été éradiqué et qui peut refaire surface à n’importe quel incident, confier le pouvoir exécutif ou décisionnel au bon peuple ne risque-t-il pas de compromettre l’Etat et ses institutions&nbsp;?</em></p>



<p><em>Souvenons-nous des affrontements sanglants </em>ayant eu lieu à Aïn Skhouna, le 13 décembre 2020, autour d’un territoire faisant l’objet d’un litige foncier entre des habitants de Douz (gouvernorat de Kébili) et de Béni Khedach (gouvernorat de Médenine).</p>



<p>Finalement le peuple n’a-t-il pas besoin de ses élites pour pouvoir se développer et progresser? laquelle élite ne peut par essence s’inscrire que dans la verticalité.</p>



<p>Le Code du statut personnel (CSP) promulgué le 13 août 1957 n’est-il pas une preuve irréfragable de la contribution qu’une élite peut apporter à la nation à laquelle elle appartient&nbsp;? Lequel statut continue d’occuper dans la région arabe et maghrébine une place tout à fait exceptionnelle de par la série de lois progressistes qu’il a apportée à la société tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les erreurs logiques de Kaïes Saïed</h2>



<p>La première erreur est celle liée au temps. Si le président de la république est dans le temps long, celui de la réflexion, le peuple, lui, est dans l’urgence de trouver des solutions à ses propres besoins les plus immédiats.</p>



<p>La deuxième erreur est liée au raisonnement par l’absurde. En voulant confier le pouvoir au peuple, Kaïs Saïed pense pouvoir épurer la société de tous ceux qui la pervertissent, en l’occurrence les corrompus, les corrupteurs, les comploteurs, les spéculateurs, les voleurs de l’argent du peuple. Par ailleurs, ce qu’il oublie c’est que ceux-là même ne viennent pas de la planète Mars. Ils font partie de cette même société, tapis dans ses interstices.</p>



<p>La troisième erreur concerne l’évaluation erronée de ce qui s’est passé pendant les dix dernières années. Pour défendre ses convictions, le président de la république essentialise l’échec de l’expérience de la démocratie représentative en Tunisie depuis le 14 janvier 2011. Ce qu’il oublie par ailleurs c’est que la démocratie, la vraie, l’authentique n’a pas vu le jour sous nos cieux. Celle à laquelle on nous a fait croire était illusoire, fausse et mensongère et n’avait servi en fin de compte que les intérêts des partis politiques et de leurs chefs de file, et pas ceux du peuple.</p>



<p>Partant de ce postulat dont il est le seul auteur, Kaïs Saïed préconise à mettre en pratique sa propre vision du pouvoir, laquelle est à la limite de la fantasmagorie, et qui pourrait s’avérer lourde de conséquences pour l’avenir de la Tunisie. C’est comme si Kaïs Saïed se pense, comme d’autres avant lui, être investi d’une mission messianique. D’ailleurs, lui et ses thuriféraires pensent pouvoir réaliser une révolution des idées politiques non pas en Tunisie mais dans le monde. Ne s’en sont-ils pas pris aux puissances étrangères et même aux agences de notations internationales?</p>



<p>Pour conclure, le président de la république se doit de se garder de faire table rase du passé de la Tunisie. Il doit préserver nos acquis et même les consolider. Sa fébrilité vis-à- vis des évènements clés de notre récit national est plus qu’inquiétante. S’abriter derrière le projet de la consultation nationale pour affaiblir l’Etat et diluer son pouvoir à travers des comités locaux et régionaux à travers tout le pays serait une erreur dramatique. Un coup de grâce pour ce qui reste d’Etat dans notre pays.</p>



<p>La Tunisie à laquelle nous aspirons vivre, nous la voulons républicaine, libre, démocratique, juste, égalitaire envers les sexes et les minorités, respectueuse des institutions étatiques, des partis politiques et des corps intermédiaires, moderne, universelle, ouverte sur le monde et sur les altérités et de surcroît pacifique raisonnable et censée. Tenter la remodeler à son image reviendrait à s’essouffler à sculpter la fumée.</p>



<p>* <em>Ancien haut cadre du ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HVCHlldsrq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/avec-ou-sans-kais-saied-une-autre-tunisie-est-possible/">Avec ou sans Kaïs Saïed, une autre Tunisie est possible</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec ou sans Kaïs Saïed, une autre Tunisie est possible » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/avec-ou-sans-kais-saied-une-autre-tunisie-est-possible/embed/#?secret=h8uqFXlXHE#?secret=HVCHlldsrq" data-secret="HVCHlldsrq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sn3TiNfyV6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/24/kaies-saied-le-peuple-qui-veut-et-le-casse-tete-socio-economique/">Kaies Saied, le peuple qui veut et le casse-tête socio-économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaies Saied, le peuple qui veut et le casse-tête socio-économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/24/kaies-saied-le-peuple-qui-veut-et-le-casse-tete-socio-economique/embed/#?secret=HDZndHzVFe#?secret=Sn3TiNfyV6" data-secret="Sn3TiNfyV6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1gtDj5lG5Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/01/a-propos-de-la-nomination-de-najla-bouden-tunisiennes-je-vous-aime/">À propos de la nomination de Najla Bouden : Tunisiennes, je vous aime !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À propos de la nomination de Najla Bouden : Tunisiennes, je vous aime ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/01/a-propos-de-la-nomination-de-najla-bouden-tunisiennes-je-vous-aime/embed/#?secret=HH5AujmMhx#?secret=1gtDj5lG5Y" data-secret="1gtDj5lG5Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>À propos de la nomination de Najla Bouden : Tunisiennes, je vous aime !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Oct 2021 07:19:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Qaradaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter le poste de cheffe de gouvernement après que ses pairs masculins s’en sont détournés, mesurant sans doute le poids de cette responsabilité dans un pays en pleine tourmente. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité ? Pourquoi...</p>
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<p></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Bouden-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-364714"/><figcaption><em>Najla Bouden reçue, hier, jeudi 30 septembre 2021, par le président Kaïs Saïed. </em></figcaption></figure></div>



<p><em><strong>Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter le poste de cheffe de gouvernement après que ses pairs masculins s’en sont détournés, mesurant sans doute le poids de cette responsabilité dans un pays en pleine tourmente. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité ? Pourquoi s’en étonner ? Les Tunisiennes ne sont-elles pas «des femmes et plus» (dixit notre poète national Sghaier Ouled Ahmed).</strong></em></p>



<p>Par<strong> Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-364726"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, notre grand espoir était à la hauteur de notre désenchantement. Au lieu de se projeter vers l’avant, vers le meilleur, on a vu, impuissant, notre pays se rétrograder, décliner et reculer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tsunami d’islamisme et d’ignorance</h2>



<p>Sous notre regard, notre société commençait à se transformer, à se travestir. Dans les rues, les femmes voilées sont devenues légion. Pire encore. D’autres se sont drapées de noir du cap au pied, invisibles et cachées comme si elles étaient une souillure, une honte. La morosité gagnait de plus en plus notre paysage. La Tunisie indépendante et libre telle qu’on l’a toujours connue nous fuyait entre les doigts. Elle perdait ses couleurs, devenait lugubre, triste, morne et ténébreuse. On nous parlait de califat, de biens de mainmorte, de produits halal. À l’Assemblée des représentants du peuple, on revendiquait mordicus que les femmes soient complémentaires aux hommes et non leurs égales. Des prédicateurs moyen-orientaux et moyenâgeux étaient accueillis à bras ouverts pour nous tenir des discours d’un autre âge, pour nous parler d’excision des filles, de la supériorité des hommes sur les femmes comme un droit divin, du hijab et même du niqab comme une prescription religieuse, une obligation. Les écoles coraniques poussaient comme des champignons sur tout le territoire dans lesquelles on imposait le voile à des mômes de cinq ans. Les femmes qui sortaient les cheveux en l’air étaient systématiquement harcelées dans les quartiers populaires, quand elles ne sont pas envoyées sur les fronts de batailles en Libye, en Syrie et en Irak pour satisfaire les pulsions sexuelles des jihadistes. Le pays de Bourguiba, celui du Code du statut personnel ayant émancipé les femmes dès 1956 s’assombrissait, se délitait. Il s’éloignait de nous de plus en plus.</p>



<p>On désespérait de nos luttes pour recouvrir nos libertés, pour retrouver notre image d’après l’indépendance. On croyait à tort ou à raison que nos combats pour ré-arrimer la Tunisie à ses valeurs républicaines était vains. La déferlantes islamiste était trop puissante. Et pour cause, elle est financée par des fonds de provenance illicite. On était sans défense, impuissant face à ce tsunami d’inculture et d’ignorance. On se croyait perdu à jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une énième révolution tunisienne</h2>



<p>Et voilà que la Tunisie se réveille en sursaut. Elle se sauve, comme elle seule sait le faire, <em>in extremis,</em> du précipice de l’extrémisme dans lequel elle allait sombrer. Le 25 juillet 2021, on siffle la fin de la récréation. Au surplus, le 29 septembre l’inattendu, l’inimaginable et même l’impensable se produit. Une femme est nommée à la tête du gouvernement. Du jamais vu, du jamais réalisé dans toute l’histoire du monde arabo-musulman. Une énième révolution que la Tunisie a réussie somme toute. Un tremblement de terre dans ce monde arabe foncièrement monolithique, incroyablement phallocratique et sournoisement machiste. Un monde arabomusulman où les femmes sont invisibles derrière leur burqa. Un virage à 180 degré, un volte-face qui pris de court la terre entière. La Tunisie continuera à surprendre, à interpeller.</p>



<p>Najla Bouden est un pur produit de l’école de la république tunisienne. Elle est professeure de géologie à l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (Enit). Appartenant à la première génération de l’indépendance, elle incarne le modèle d’une Tunisie, celui de l’ouverture sur le monde, sur les altérités, comme l’avait imaginé et décidé les pères fondateurs de la nation en l’occurrence Tahar Haddad et Habib Bourguiba et bien d’autres. Une Tunisienne d’aujourd’hui. Une femme de chez nous, libre et insoumise, besogneuse et pugnace, combative et courageuse comme l’avaient été d’autres Tunisiennes avant elle, la reine Didon, la Kahena, Aroua la Kairouanaise, Radhia Haddad et bien d’autres.</p>



<p>La nouvelle cheffe du gouvernement réussira sa mission. Elle mettra du sien. Elle mettra de son intelligence et de sa sensibilité de femme, de sa douceur et de son empathie, dans cet univers de brutes et de machistes qu’est celui de la politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pied de nez à ces butors islamistes</h2>



<p>Sa nomination à la tête du gouvernement est un pied de nez à tous les phallocrates, machistes. À ces butors enturbannées d’islamistes qui s’échinaient à remettre en question le statut de la femme en tant que citoyenne à part entière. À Wajdi Ghanim invité chez nous pour parler de l’excision des filles et à Youssef Qaradaoui qui nous accuse de mécréance, aux députés qui qualifiaient les filles-mères, victimes de goujats comme eux, de traînées, et à la chaîne qatarie Al-Jazeera qui rêve de voir la Tunisie sombrer dans l&rsquo;anarchie.</p>



<p>La nomination de Najla Bouden à cette haute fonction est aussi une revanche à toutes les femmes battues, infantilisées, rabaissées, humiliées et chosifiées chaque jour que Dieu fait. À toutes celles qui travaillent dans les champs le dos courbé et sous un soleil de plomb pour une modique somme d’argent alors que leurs maris tuent le temps dans les cafés en fumant du narguilé. À toutes les ouvrières qui se réveillent dès l’aube par un temps de chien pour aller travailler dans les usines pendant que leurs époux se prélassent encore dans leurs lits douillets. À toutes celles qui ont été délestées de leur part d’héritage et même de leurs salaires. À toutes celles qu’on harcèle sur les lieux de travail. À toutes les divorcées qu’on prive de leurs pensions alimentaires. À toutes celles qu’on a tuées. À Refka Cherni froidement assassinée en mai 20121 pour n’avoir pas obéi à son marie. À Mériem Ben Mohamed violée en 2012 par trois policiers. À Siwar Ben Braiek assassinée sans raison aucune par un voyou le 6 octobre 2018.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plafond de verre est brisé</h2>



<p>Cette nomination est enfin une consécration à toutes les luttes et les batailles menées aussi bien par des femmes que par des hommes pour affranchir les Tunisiennes du joug de l’asservissement,&nbsp;de la docilité et de la servilité. C’est un hommage à Leila Menchari, décoratrice de réputation mondiale, à Tawhida Ben Cheikh, première femme médecin du monde arabo-musulman, à Bchira Ben Mrad, militante féministe et indépendantiste, à Radhia Haddad, militante et femme politique, à Habiba Chaabouni, généticienne de renom et récipiendaire du prix Loréal-Uesco à Zohra Ben Lakhdar, physicienne et récipiendaire elle aussi du prix Loréal-Unesco, à Alia Menchari première femme pilote tunisienne, pour ne citer que celles-là. Mais aussi à toutes les enseignantes, les professeures, les écrivaines, les journalistes et les médecins qui travaillent à pied d’œuvre dans la discrétion absolue et dans l’ombre et qui font que la Tunisie a toujours été à une longueur d’avance de tous les pays arabes en matière d’égalité entre les deux sexes.</p>



<p>Le plafond de verre est brisé encore une fois par la Tunisie qui ne cesse d’étonner, de surprendre, d’interpeller et de confirmer sa singularité. Surtout dans cette partie du monde où le fait d’autoriser les Saoudiennes de prendre le volant est considéré comme une révolution en soi.</p>



<p>Le mercredi 29 septembre la Tunisie a retrouvé ses marques, ses repères, ses couleurs, de la joie et de l’espoir à un avenir meilleur après dix longues années de flottement, de remise en question, d’hésitation, de brume et de brouillard.</p>



<p><em>«La femme est l’avenir de l’homme»</em>, disait Louis Aragon. Cette citation prend tout son sens dans le pays de la reine Didon. La nomination de Najla Bouden à cette haute fonction le confirme encore une fois.</p>



<p><a></a><em>Faut-il rappeler à tous les misogynes et les machistes de tous poils qui attendent la nouvelle cheffe de gouvernement au tournant et souhaitent son échec que tous les dix chefs de gouvernement nommés au lendemain la révolution du 14-Janvier ont bel et bien échoué et de quelle manière. Est-ce une raison suffisante pour qu’ils se taisent&nbsp;? Najla Bouden a déjà le grand mérite d’avoir eu le courage d’accepter ce poste après que ses pairs masculins s’en sont détournés. Pareille décision n’est-elle pas une preuve de courage, de détermination et de pugnacité? Pourquoi s’en étonner? Les Tunisiennes ne sont-elles pas </em><em>«des femmes et plus»</em><em> (dixit notre poète national Sghaier Ouled Ahmed).</em></p>



<p><em>Enfin,</em> Margaret Thatcher (femme d’État britannique 1925-2013) disait qu’<em>«en politique, si vous voulez des discours, demandez à un homme. Si vous voulez des actes, demandez à une femme». Alors, </em>croisons les doigts pour notre nouvelle cheffe de gouvernement et puis attendons de voir.</p>



<p><em>* Retraité de la Cité des sciences de Tunis, ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yvsKI9I4bp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/28/de-quoi-notre-television-tunisienne-est-elle-le-nom/">De quoi notre télévision tunisienne est-elle le nom ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De quoi notre télévision tunisienne est-elle le nom ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/28/de-quoi-notre-television-tunisienne-est-elle-le-nom/embed/#?secret=QwbSJ2Tl08#?secret=yvsKI9I4bp" data-secret="yvsKI9I4bp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gnTtmzxu40"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/la-tunisie-face-a-la-colere-des-jeunes-il-est-temps-de-briser-le-mur-des-incomprehensions/">La Tunisie face à la colère des jeunes : Il est temps de briser le mur des incompréhensions ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à la colère des jeunes : Il est temps de briser le mur des incompréhensions ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/27/la-tunisie-face-a-la-colere-des-jeunes-il-est-temps-de-briser-le-mur-des-incomprehensions/embed/#?secret=BoXKsockDk#?secret=gnTtmzxu40" data-secret="gnTtmzxu40" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3IV3VJDfi2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/18/kais-saied-un-revolutionnaire-de-droite/">Kaïs Saïed, un «révolutionnaire» de droite ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed, un «révolutionnaire» de droite ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/18/kais-saied-un-revolutionnaire-de-droite/embed/#?secret=0rfTaTsEwR#?secret=3IV3VJDfi2" data-secret="3IV3VJDfi2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 09:56:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Zouaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des sciences de Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouverte en 2002, la Cité des Sciences de Tunis a joué un grand rôle dans la vulgarisation et la promotion des sciences en Tunisie. Aujourd’hui, elle a beaucoup perdu de son rayonnement culturel et de son aura scientifique, et s’est transformée en une usine à gaz bureaucratique. Une réaction s’impose pour redorer son blason. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/cite-des-sciences-de-tunis-de-lurgence-a-rectifier-le-tir/">Cité des Sciences de Tunis : de l’urgence à rectifier le tir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Cite-des-Sciences.jpg" alt="" class="wp-image-146165"/></figure>



<p><strong><em>Ouverte en 2002, la Cité des Sciences de Tunis a joué un grand rôle dans la vulgarisation et la promotion des sciences en Tunisie. Aujourd’hui, elle a beaucoup perdu de son rayonnement culturel et de son aura scientifique, et s’est transformée en une usine à gaz bureaucratique. Une réaction s’impose pour redorer son blason.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-338653"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>On se rappelle encore, comme si c’était hier, des critiques qui ont fusé de toutes parts à l’encontre de l’édification du premier centre des sciences en Tunisie, baptisé Cité des Sciences. <em>«Comment ce petit pays du sud de la Méditerranée pouvait-il s’offrir ce qu’on considérait comme un luxe, n’y a-t-il pas d’autres priorités pour le pays ?»</em>, aimait à se demander les Cassandre ? Mais c’était sans compter avec l’appétence pour le savoir et la connaissance dont la Tunisie ne s’est jamais départie. Les exemples sont légion, de l’école polytechnique du Bardo, fondée en 1837 par le Bey Ahmed 1er, à la démocratisation de l’enseignement au lendemain de l’indépendance, en 1956, en passant par la création en 1875 de l’école Sadiki par le général Kheireddine Pacha.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un espace de découverte, de débats et d’échanges</h3>



<p>Le choix d’investir dans ce projet à caractère éducatif et culturel n’a donc rien d’exceptionnel. Il s’inscrit dans l’ordre des choses pour un pays comme le nôtre.</p>



<p>Ouvert il y a plus d’un quart de siècle, cet espace où on s’ingénie à faire aimer les sciences tous azimuts aux jeunes, aux moins jeunes et aux adultes, n’est plus à faire connaître aujourd’hui. À cheval entre les structures traditionnelles du savoir et de la connaissance d’une part et la société d’autre part, la Cité des Sciences à Tunis se distingue par une particularité qui lui est bien propre. Elle n’est ni un lieu d’apprentissage ou d’enseignement, ni un centre de recherche, mais plutôt un espace de découverte, de débats, de discussions et d’échanges où la science aime à se mouvoir en culture pour s’offrir généreusement à tous. Le but étant de donner le goût des carrières scientifiques aux jeunes et aux moins jeunes etde lutter contre l’irrationnel et le paranormal qui tapissent notre imaginaire collectif.</p>



<p>La démarche qu’elle a adoptée est l’une des plus originales. Elle invite les visiteurs, tous âges confondus, à découvrir la science, par le seul truchement des manipulations interactives composant plusieurs expositions ayant trait à différents thèmes. Elle éclaire également les citoyens toutes catégories confondues, à travers des conférences et des débats, sur les grandes questions qui agitent le monde aujourd’hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’élan des débuts est freiné</h3>



<p>Après le 14-Janvier 2011, la Cité des Sciences à Tunis n’était pas à l’abri de soubresauts que plusieurs institutions publiques ont connus. À la série des grèves syndicales a succédé la valse des départs de ses responsables. Depuis son élan s’est trouvé freiné.</p>



<p>Mais qu’à cela ne tienne. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il est vrai qu’on continue à s’échiner tant bien que mal à relever le défi, celui de relancer la mécanique. Sauf qu’à la surprise de tous, on renoue aussi avec une façon de faire qu’on croyait surannée. On communique à tour de bras dans les médias sur une kyrielle de projets, sans que rien ne soit réellement concrétisé, sans donner de précisions ni sur la date de leur démarrage, ni sur les contours de leur contenu. On parle pêle-mêle d’ouverture de nouveaux villages scientifiques à l’intérieur du pays, d’actions de coopération avec la Chine, la Corée du Sud, le Japon, de l’acquisition de plusieurs bus qui transporteraient la science partout en Tunisie…</p>



<p>Parallèlement, et c’est là où le bât blesse, on a tendance à amoindrir l’importance de ce qui été accompli pendant les vingt-cinq dernières années pour faire valoir ce qu’on envisage de faire aujourd’hui. Sinon pourquoi pontifier sur le fait que la Cité des Science s’ouvre pour la première fois sur l’extérieur alors que la réalité est tout autre ? Tant s’en faut, cette dernière a toujours agi au sein des réseaux régionaux et internationaux en établissant des partenariats actifs aves des institutions similaires. Parler ainsi c’est peu connaître les belles pages que cette institution avait écrites sous la férule de plusieurs responsables malgré tous les aléas qui ont émaillé son parcours.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La bureaucratie remplace la créativité</h3>



<p>Pis encore. On dévie la page Facebook de la Cité des Science de son objectif principal, celui de diffuser l’information autour de son programme d’activités, en la regorgeant de photos de réunions internes à l’administration, sans intérêt aucun pour le public. C’est comme si on cherche à magnifierà tout prix la moindre activité, aussi triviale soit-elle. Sinon en quoi de simples réunions pourraient-elles intéresser le citoyen lambda. N’a-t-on pas versé dans la propagande ?</p>



<p>Il n’y a qu’à jeter un regard sur la page Facebook de la Cité des Sciences et de l’Industrie la Villette pour prendre la mesure de cet impair. Seules les activités de cette prestigieuse institution sont mises en perspective. Les photos des responsables n’apparaissent jamais, parce qu’elles n’intéressent personne.</p>



<p>Venons-en au site web. Cela fait quelques temps déjà qu’il n’a pas été correctement mis à jour. Et pour cause, il contient encore une version électronique d’un bulletin d’information rapportant les activités des mois d’octobre, novembre et décembre 2016. Et ce sans parler du désordre au niveau de la présentation de l’information sur les trois versions arabe, française et anglaise. Lesquelles, à cause de leur asymétrie, prêtent à confusion et font probablement dérouter ceux et celles qui les consultent.</p>



<p>Autre impair et non des moindres apparaît dès qu’on pénètre à l’intérieur de cette institution. Au desk d’accueil, il n’existe aucun dépliant à offrir aux visiteurs pour les informer sur le contenu des espaces qu’ils s’apprêtent à visiter et surtout sur l’histoire des vestiges antiques autour duquel cette institution a été édifiée.</p>



<p>Quant à l’édition, considérée comme une autre déclinaison de la vulgarisation des sciences, elle est au point zéro et prive la Cité des Sciences à Tunis de son aura culturelle et scientifique.</p>



<p>Force est de rappeler aussi que cette infrastructure demeure encore au stade d’un projet inachevé. Et pour cause, la passerelle et l’Arborétum, initialement faisant partie intégrante de ce projet, n’ont jamais été ouverts au public. Ces deux grandes composantes n’ont jamais été intégrées au circuit de visite depuis l’ouverture officielle de cette institution en 2002.</p>



<p>Enfin, faut-il plutôt s’atteler à la tâche, très sérieusement, en restaurant ce qui a été dispersé, déconstruit ou inachevé que de s’y perdre dans la multiplication des effets d’annonce et le trop plein de communication. Car parler avant d’agir c’est aller vite en besogne ce qui risque à la longue de rejaillir sur la crédibilité de cette institution.</p>



<p>Pour conclure, il est plus que nécessaire de pallier toutes ces défaillances pour permettreà la Cité des Sciences à Tunis de retrouver sa superbe, en continuant à accomplir sa noble mission, celle de démocratiser la science à une large échelle.</p>



<p>Car il est plus qu’important aujourd’hui de prendre conscience de la chance inouïe de compter parmi nos institutions culturelles un espace ouvert pour tous où le savoir et la connaissance s’offre en partage. Un véritable fanal qui illumine un ciel assombri, par les temps qui courent, par la montée de tous les extrêmes et de toutes les intolérances.</p>



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