Amnesty international exige l’abandon des charges contre Seifeddine Makhlouf  

​L’organisation de défense des droits humains, Amnesty international, a vivement réagi au refoulement de l’Algérie vers la Tunisie de l’ancien député Seifeddine Makhlouf.  

Selon Amnesty International, le transfert forcé de Seifeddine Makhlouf constitue une entorse grave aux piliers du droit international, lit-on dans un communiqué publié ce lundi 26 janvier 2026, en indiquant que l’ancien député est demandeur d’asile officiellement enregistré auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et qu’il bénéficiait d’un statut qui aurait dû, en théorie, le protéger de toute extradition prématurée.

​« Aucun individu ne doit être remis à un État où il risque la persécution, la torture, la détention arbitraire ou un procès inéquitable, particulièrement lorsque sa procédure de protection internationale est encore en cours. », indique l’organisation en rappelant ici le principe de non-refoulement.

​Amnesty International a également exprimé son refus de voir « la coopération sécuritaire entre États ou la gestion des frontières transformées en outils de répression transfrontalière », en soulignant la nécessité de définir les responsabilités afin d’éviter que de telles pratiques ne se reproduisent, garantissant ainsi la dignité des demandeurs d’asile.

La même source a appelé l’Algérie à garantir ​« qu’aucun demandeur d’asile ne soit soumis au refoulement forcé et assurer le droit à des procédures légales régulières, incluant le droit de recours effectif» et la Tunisie à ​« abandonner toutes les charges liées à l’exercice par Seifeddine Makhlouf de ses droits fondamentaux et lui garantir toutes les conditions d’un procès équitable».

Rappelons que Seifeddine Makhlouf extradé d’Algérie, a été arrêté en Tunsiie et placé détention le 18 janvier sur ordre du procureur du tribunal de Tunis, et ce, en application de peines récemment prononcées à son encontre en première instance ainsi que par la Cour d’appel de Tunis notamment une peine de 5 ans de prison par contumace, prononcée par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis

Y. N.

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