Figue de Barbarie | La Tunisie utilise la coccinelle pour lutter contre la cochenille

La Tunisie est connue pour ses diverses variétés de figues de Barbarie ou cactus, mais cette plante ô combien précieuse et utile souffre depuis plusieurs années du phénomène d’invasion de la cochenille, un insecte nuisible qui se nourrit de la sève des plantes dans les régions chaudes.

C’est ce qu’a indiqué Naïma Mahfoudhi, directrice générale du Département de la santé des plantes et des interventions agricoles au ministère de l’Agriculture, dans une déclaration à Diwan FM, en marge d’un atelier sur les résultats des activités de collecte et de sélection des variétés de figues de Barbarie à Sousse, ajoutant que certaines variétés locales de figues de Barbarie se sont révélées résistantes à ce ravageur.

Le ministère de l’Agriculture n’a cependant pas misé sur le développement de ces variétés résistantes ; il a plutôt opté pour la lutte biologique, en utilisant la coccinelle du Mexique. C’est un insecte prédateur utilisé contre la cochenille du cactus (ou ravageur des figuiers de barbarie). Originaire des Amériques, cette coccinelle est capable d’éradiquer la cochenille en se nourrissant exclusivement de cet insecte parasite et en s’adaptant à des températures de – à 35∘C. 

En Tunisie, la coccinelle du Mexique s’est avérée efficace dans la lutte contre la cochenille. Elle a donné des résultats positifs et s’est adaptée aux conditions environnementales tunisiennes

Asma Laârif, professeure et chercheuse au Centre régional des recherches en horticulture et agriculture biologique de Chott Meriem, a révélé que le projet avait débuté par la recherche de variétés de figues de Barbarie dans la nature, dans les collections du ministère de l’Agriculture, dans les stations expérimentales et les instituts de recherche, ainsi que par la collecte d’échantillons provenant de plusieurs États.

Les travaux ont débuté dans la région du Sahel, notamment à Sousse et dans le district de M’saken, dans les zones les plus touchées par la cochenille. Les expériences se sont ensuite étendues aux gouvernorats de Gabès, Gafsa et Kasserine, et les recherches se poursuivent encore aujourd’hui dans d’autres zones.

I. B.

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