Dans le communiqué suivant, intitulé «Non à la criminalisation du combat environnemental. Non à la violation du droit à la vie», publié jeudi 19 février 2026, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) exprime son indignation après les condamnations à la prison prononcées à l’encontre de militants pacifiques pour l’environnement à Gabès.
Le FTDES suit avec indignation les condamnations par contumace à un an de prison prononcées à l’encontre du militant social et environnementaliste Khayreddine Debaya et d’un certain nombre de militants et militantes du mouvement environnementaliste de Gabès, pour avoir participé à un sit-in pacifique devant l’administration régionale du Complexe chimique tunisien en 2020.
– Ces condamnations ont été prononcées le 8 mars 2023 à l’encontre de 12 militants pour «entrave à la liberté du travail» et de 8 mois à l’encontre d’un autre militant, dans des pratiques qui rappellent des contextes antérieurs, même avant la révolution du 17 décembre – 14 janvier, afin de criminaliser et d’épuiser le mouvement social, et ce, sans aucune convocation ni notification aux condamnés au cours des dernières années.
– Le fait de transformer une entité industrielle accusée de violer le droit à l’environnement et à la santé en «victime» d’une manifestation pacifique, tout en poursuivant les défenseurs des droits environnementaux, reflète un profond déséquilibre dans la balance de la justice et consacre une politique d’impunité au profit des pollueurs, en contrepartie de la répression des voix qui revendiquent le droit à la vie, à la dignité et à la justice environnementale.
Le FTDES:
– exprime sa solidarité absolue avec toutes les personnes condamnées dans cette affaire, avec les militants du mouvement environnemental et avec les habitants de Gabès ;
– demande l’arrêt de l’exécution des peines et l’abandon des poursuites abusives contre les militants du mouvement environnemental et tous les habitants de Gabès qui revendiquent le droit à la vie ;
– dénonce la poursuite des politiques de criminalisation des revendications sociales, d’intimidation des défenseurs des droits et d’utilisation des forces de sécurité et de la justice pour s’opposer aux droits à la vie et à la dignité.
– appelle au respect du droit de manifester pacifiquement, garanti par la Constitution et les conventions internationales ;
– renouvelle son appel à répondre aux revendications des habitants de Gabès en démantelant les unités et en garantissant le droit à la vie.
Communiqué.



Donnez votre avis