CRLDHT l «La privation de liberté doit demeurer une mesure exceptionnelle»

Dans un communiqué publié le 6 mars 2026 à  Paris, le Comité pour le respect des droits et des libertés en Tunisie (CRLDHT) exprime sa vive préoccupation face aux arrestations qui ont visé plusieurs participants à l’initiative de la «Flottille Global Sumud», dont l’objectif était de briser le blocus imposé à la bande de Gaza.

«Ces arrestations interviennent dans un contexte suscitant des inquiétudes croissantes quant au recours de plus en plus fréquent à la détention et à l’emprisonnement dans des affaires liées à l’engagement civique et à l’expression de positions politiques et humanitaires», indique l’Ong, qui rappelle que «la privation de liberté doit demeurer une mesure exceptionnelle, qui ne peut être utilisée que lorsqu’elle est strictement nécessaire et proportionnée, dans le respect des garanties fondamentales d’un procès équitable et des droits individuels.» Elle ajoute : «L’ouverture d’une enquête ou l’existence de soupçons ne sauraient justifier automatiquement l’incarcération de personnes, en particulier lorsqu’il s’agit d’acteurs de la société civile ne représentant aucun danger pour la société ou pour l’ordre public.»

Le CRLDHT souligne en outre que la cause palestinienne constitue une question de principe et un consensus historique au sein du peuple tunisien, et qu’elle ne saurait faire l’objet de poursuites ou de sanctions.

«Depuis 1948, la solidarité avec le peuple palestinien fait partie intégrante de la conscience collective tunisienne et de l’engagement constant des Tunisiens en faveur des valeurs de justice, de liberté et de refus de l’oppression», note l’Ong, ajoutant que «l’expression de cette solidarité ou la participation à des initiatives pacifiques en ce sens relève donc de l’exercice légitime des libertés publiques.»

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