La Tunisie a renforcé les contrôles sanitaires dans les aéroports, les ports et aux frontières terrestres dans le cadre d’un protocole préventif visant à contenir la propagation potentielle des virus Hanta et Ebola.
Selon Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de pharmacovigilance, interrogé par l’agence Tap, ces mesures comprennent le dépistage des voyageurs en provenance de pays où des épidémies ont été signalées. Un premier dépistage est effectué par la prise de température et, en cas de suspicion, par un test RT-PCR pour le virus Ebola.
Le protocole prévoit également la mise en place de zones de quarantaine dédiées, le transfert des voyageurs des points d’entrée vers des structures de santé et le déploiement de personnel spécialisé pour la surveillance clinique.
Cette décision fait suite à une réunion de coordination au ministère de la Santé, en présence de représentants des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Transports, ainsi que de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca). La réunion, présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a porté sur l’analyse de l’évolution de la situation épidémiologique mondiale.
A l’heure actuelle, la situation concernant les virus Hanta et Ebola ne suscite aucune inquiétude, ni au niveau national ni au niveau international, ont indiqué les autorités. Le risque de propagation demeure limité grâce aux protocoles de prévention déjà en place, a déclaré M. Daghfous, qui a notamment précisé que «le virus Hanta, identifié pour la première fois en 1976, ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre et est principalement associé aux rongeurs».
Les souches circulant en Europe et en Asie peuvent affecter les reins, avec des taux de mortalité compris entre 10 et 15 %, tandis que celles répandues sur le continent américain sont plus agressives pour le système respiratoire, avec des taux de mortalité atteignant 40 à 50 %, a-t-il ajouté.
Concernant Ebola, M. Daghfous a réaffirmé que «le virus est limité à certaines régions d’Afrique et que le vecteur animal n’est pas présent en Tunisie».
Le directeur du Centre national de pharmacovigilance a enfin rappelé que «l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) maintient des directives strictes pour limiter les déplacements en provenance des zones à risque et prévenir la propagation internationale des infections».
I. B.



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