
Nidaa Tounes, le parti au pouvoir, aurait des difficultés financières, au point de ne plus parvenir à payer les loyers de ses bureaux régionaux.
La députée Nidaa Tounes, Sana Salhi, membre de la Commission des droits et libertés et des relations extérieures, multiplie les demandes à la direction du parti pour obtenir le loyer du bureau régional de Siliana, en vain. C’est ce qu’elle a déclaré, mardi 8 août 2017, sur Shems FM.
Ses habituels bailleurs de fonds ont-il fait faux bond à Hafedh Caïd Essebsi, secrétaire exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, ou le fils de son père les a-t-il tous fait fuir par ses magouilles et ses fréquentations exécrables ? A moins que la députée soit mal informée ? Ce qui est peu probable.
Les mauvaises langues disent que l’un principaux bailleurs de fonds de Nidaa, le baron de la contrebande et de la corruption, Chafik Jarraya, a été arrêté le 23 mai dernier et est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, trahison et complicité avec une armée étrangère. Ses avoirs et biens ayant été confisqués, il ne peut plus payer les frais de gestion d’une formation politique qui ne compte plus qu’une poignée d’opportunistes.
Sur un autre plan, Mme Salhi a indiqué que le parti compte se présenter aux municipales du 17 décembre prochain avec des listes exclusivement nidaïstes.
Y. N.


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