Le WWF appelle à préserver les écosystèmes marins en Tunisie

Le WWF Afrique du Nord renouvelle son appel à la préservation des écosystèmes marins en Tunisie à l’approche de la saison estivale, période où la fréquentation accrue des plages accentue la pression environnementale sur les littoraux et le risque de pollution, notamment par les déchets plastiques.

Dans ce contexte, l’association met en avant l’initiative «Adoptez une plage méditerranéenne», un programme de sciences participatives mené par le WWF en Tunisie, en Grèce et en Turquie. Ce programme vise à surveiller la pollution marine et à sensibiliser les citoyens, les écoles et les associations à la pollution plastique en Méditerranée.

Il encourage des groupes de bénévoles à «adopter» des portions de plage, à réaliser des relevés réguliers, à identifier la nature des déchets et à contribuer à la mise en place d’une plateforme de surveillance pan-méditerranéenne.

Les déchets jetés sur les plages ou en mer menacent non seulement la beauté des lieux, mais ont également un impact direct sur la vie marine, mettent en danger les organismes marins et perturbent l’équilibre des écosystèmes côtiers. Les données indiquent que plus de 84 % des déchets présents dans le milieu marin côtier sont composés de polymères, principalement du plastique, faisant de la pollution l’un des principaux défis environnementaux auxquels nos mers et nos plages sont confrontées aujourd’hui.

Selon le WWF, les données recueillies permettent non seulement de mesurer l’ampleur de la pollution, mais aussi d’orienter des politiques publiques et des comportements individuels plus durables sur le littoral. La situation demeure particulièrement préoccupante en Tunisie, pays identifié par le WWF comme l’un des plus touchés en Méditerranée.

Le WWF note également que la Tunisie produit plus de 2,5 millions de tonnes de déchets par an, dont environ 10 % sont du plastique. Près de 500 000 tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans la mer, endommageant les écosystèmes marins et ayant des conséquences potentielles sur la santé.

Ce problème affecte aussi directement la biodiversité, des habitats côtiers aux herbiers de posidonie, considérés comme essentiels à la protection du littoral, à la pêche et au stockage du carbone bleu.

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