Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé ce mercredi 5 août 2026, sur les ondes de la radio Mosaïque, que le Bureau de garantie constitue un maillon essentiel pour le secteur. En effet, sa mission consiste à contrôler le titre des métaux précieux (or, argent, platine) et à apposer les poinçons officiels sur les objets d’orfèvrerie et de bijouterie, garantissant ainsi l’intégration des bijoux dans le circuit économique légal.
M. Ben Youssef a expliqué que la revendication urgente des professionnels du secteur — adressée principalement aux ministères des Finances, dont dépend les douanes, et du Tourisme et de l’Artisanat — porte sur la réouverture du Bureau de garantie tout en maintenant le dispositif de contrôle. Cette demande se justifie par le rôle clé que joue ce bureau dans le recensement et l’identification des quantités de bijoux en circulation, qu’il s’agisse de pièces vendues, acquises lors du pèlerinage (Omra ou Hajj) ou héritées, ainsi que dans la prise en charge des bijoux dont le poinçon s’est effacé avec le temps.
Le responsable syndical a souligné que la réouverture du Bureau de garantie constitue la solution idéale pour endiguer la contrebande de quantités importantes d’or via des circuits illégaux et non contrôlés, privant ainsi l’État de tirer profit de cette ressource, que ce soit par le renforcement de ses réserves d’or ou par les recettes financières qu’elle génère.
M. Ben Youssef a qualifié la fermeture du Bureau de garantie de «catastrophe» ayant gravement nui au secteur, estimant que le règlement intérieur en vigueur depuis 2005 n’est plus adapté et n’a pas été actualisé au cours de deux décennies.
Pour le bijoutier, on ne peut élaborer un cadre juridique régissant le secteur sans associer les professionnels eux-mêmes, qualifiant le texte actuel de véritable «code pénal» qui entrave l’activité des professionnels ; d’autant plus que seules certaines de ses dispositions sont appliquées et qu’il ne tient pas compte des spécificités du secteur.
M. Ben Youssef a précisé que le secteur de la bijouterie-joaillerie regroupe divers intervenants — commerçants, artisans, professionnels qualifiés, apprentis, gérants et propriétaires d’établissements — et emploie environ 15 000 personnes. Ce total comprend quelque 2 200 commerçants, plus de 1 000 artisans et environ 800 professionnels qualifiés, le reste de l’effectif étant constitué d’artisans, d’apprentis et de travailleurs du secteur.
I. B.



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