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L’UBCI pour une Tunisie verte

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L’UBCI multiplie les initiatives de responsabilité sociale et environnementale, qui s’inscrivent dans le « Pacte pour une Tunisie Verte ».

Par Wajdi Msaed

Une convention de partenariat public-privé a été signée, jeudi, entre, d’une part, l’UBCI (Union bancaire pour le commerce et l’industrie), et d’autre part, la direction générale des forêts au ministère de l’Agriculture et le CRDA du gouvernorat de Béja.

Améliorer la qualité de vie

Cette convention, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative nationale «Pacte pour une Tunisie Verte», a été présentée au cours d’une conférence de presse au siège de l’UBCI. Principal objectif de ce pacte : le développement des activités de reboisement, la valorisation de l’écosystème forestier et de ses composantes, la gestion durable des forêts et l’amélioration de la qualité de vie de la population.

La convention signée jeudi porte sur un projet d’aménagement d’une source d’eau dans la localité de Jbel Mssid (délégation de Nefza, gouvernorat de Béja). Ce projet de développement durable, dont le coût est estimé à 20.000 dinars, vise à améliorer l’accès de la population locale à l’eau potable et à valoriser l’exploitation de la ressource eau dans cette région.

Se félicitant de ce partenariat, Habiba Hadhri, DGA de l’UBCI, a souligné l’engagement de la banque dans une politique de responsabilité sociale et environnementale et sa détermination à apporter son soutien à de tels projets dont l’impact positif est directement ressenti par la population et l’environnement.

Les indicateurs relatifs à la couverture forestière en Tunisie, pays dont le nom a longtemps été associé à la verdure, ont de quoi inquiéter. La Tunisie est-elle réellement verte aujourd’hui? «Non», répond Youssef Saadani, directeur général des forêts, précisant que nos indicateurs dans ce domaine sont faibles et la superficie forestière, estimée à 16 millions d’ha, ne représente que 30% de la superficie totale du pays.

Le responsable a souligné, à cet égard, la forte pression sur les espaces forestiers (90 à 100 habitants au km²), la difficulté de régénération du couvert forestier et la faiblesse des indicateurs socio-économiques de la population forestière.

Le secteur forestier, qui représente 3% du PIB, avec 276 millions de dinars/an, est appelé, selon lui, à se développer davantage pour se rapprocher des normes du bassin méditerranéen. On doit aussi agir sur le taux de chômage dans les forêts, qui est 2 fois plus élevé que la moyenne nationale, et sur celui de pauvreté dans ces zones, qui représente 2 fois et demie la moyenne nationale.

Un million d’arbres

C’est pour essayer d’améliorer cette situation qu’est né le Pacte pour la Tunisie Verte. «C’est une initiative nationale visant à impliquer toutes les parties concernées : entreprises nationales, secteur privé, composantes de la société civile, instances internationales… dans la réalisation d’un bond qualitatif de l’espace naturel dans les diverses régions du pays», a expliqué le responsable.

L’initiative de l’UBCI remonte à 6 mois et a démarré avec 3 conventions, notamment avec les associations Almadania et Green Tunisia. D’autres conventions sont en cours d’établissement avec la Sonede (pour l’aménagement de la zone  de Ghdir El Golla), et avec le Comité national olympique tunisien (Cnot) pour planter un million d’arbres autour des installations sportives.

Ali Melki, directeur du CRDA (Commissariat régional au développement régional) de Béja a, pour sa part, rendu hommage à l’UBCI pour sa contribution à une telle initiative qu’il a qualifiée d’«exemplaire», car elle aura impact très positif sur la population d’une localité jusque-là privée de l’eau potable.

Responsabilité partagée

Interrogé sur le suivi des arbres plantés chaque année à l’occasion de la fête nationale de l’arbre, et dont ne perdure que la moitié, M. Saadani a signalé que le problème du suivi existe effectivement, ajoutant qu’il est de la responsabilité de l’ensemble de la collectivité nationale. «C’est une culture qui reste à développer avec le concours de tous», a-t-il précisé, faisant savoir qu’une grande partie des forêts est ravagée, chaque année, par les incendies et que 1 ha de reboisement coûte environ 1.700 dinars. M. Saadani fait noter, par ailleurs, qu’un hectare de forêt incendié coûte 9.000 dinars de perte directe, alors que le processus de reboisement dure 20 ans.

En réponse à une question relative à l’exploitation par les privés de l’espace forestier dans la région de Ain Drahem et ses environs, le directeur général des forêts a souligné que le ministère de l’Agriculture a toujours encouragé la création des projets d’écotourisme en cédant les espaces nécessaires sous forme de concession, dont la durée peut aller jusqu’à 30 ans. «L’offre existe mais la demande fait défaut», a-t-il regretté.

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