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Tunisie : Des solutions pour sortir de la crise économique

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D’anciens responsables politiques et économiques se penchent sur la crise économique en Tunisie et proposent des pistes de réflexion pour des solutions viables.

Par Habib Trabelsi

Le Centre de prospective et d’études sur le développement (CPED), un think tank réunissant la crème du monde économique et financier, a préconisé, jeudi, des solutions «clé en main» pour juguler la crise économique endémique en Tunisie, dont l’application demeure tributaire de la volonté des décideurs politiques, qui fait encore défaut.

Une stratégie de sortie de crise

Les solutions, détaillées dans un document de 35 pages intitulé «Éléments de stratégie de sortie de crise», ont été présentées à une pléiade d’hommes politiques, d’une élite d’économistes, d’hommes d’affaires et de journalistes, par Taoufik Baccar, le président du CPED et l’un des initiateurs du projet.

L’homme, réputé pour sa grande valeur intellectuelle et professionnelle, avait occupé plusieurs responsabilités dans des départements à caractère économique et financiers, avant d’être ministre de Développement économique, puis ministre des Finances et enfin gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le document comporte un diagnostic objectif et sans complaisance de la situation économique du pays, les grandes priorités nationales et les mesures concrètes et chiffrées de redressement à prendre dans les différents secteurs (fiscalité, banques, administration, éducation…) pour sortir le pays de la crise. Il propose des mesures urgentes pour lutter contre la corruption, la malversation, le terrorisme, la contrebande…

Un forum de réflexion apolitique

C’est le fruit du travail d’une constellation d’anciens hauts responsables, d’universitaires, d’anciens Pdg de banques ou d’entreprises publiques, d’anciens hauts cadres et d’experts en économie et en finances, tous membres de ce «forum de réflexion qui tire sa crédibilité de son indépendance et de son refus de toutes les tentations politiques», a souligné le vice-président du CPED, Samir Abdellah, un avocat et ancien ambassadeur, dans une déclaration à Kapitalis.

Lors du débat, plusieurs intervenants ont souligné à l’envi que le principal bât qui blesse ce sont les réticences des décideurs politiques qui s’épuisent dans des débats stériles, alors que l’économie du pays est en récession et que tous les clignotants, ou presque, sont au rouge.

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