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Football-Ligue 1 : La valse des entraîneurs ne fait que commencer

Velud, Labidi, Mota, Dridi, Hidoussi, Maamar et les autres. 

Hubert Velud, l’entraîneur de l’Etoile sportive du Sahel (ESS) est le 10e technicien à quitter son poste depuis le coup d’envoi de la saison de Ligue 1 de football.

Par Hassen Mzoughi

La valse des entraîneurs a démarré dès le coup d’envoi de la saison 2017-2018. Le coup de starter des départs a été donné par Khemaies Laabidi, qui s’est retiré de la Jeunesse sportive de Kairouan (JSK) la veille de la saison, mécontent des conditions de travail.

Le 10e est le Français Hubert Velud, qui vient de démissionner de son poste à l’ESS.

L’instabilité technique des clubs

Une dizaine de techniciens partis en l’espace de moins de 4 mois, c’est beaucoup. Qu’en sera-t-il à la fin de la phase aller et surtout en phase retour lorsqu’approcheront les matches décisifs aussi bien pour le titre et le maintien?

Sept des quatorze formations de Ligue 1 ont changé d’attelage technique : outre la JSK et l’ESS, le Club sportif sfaxien (CSS), le Club athlétique bizertin (CAB), l’Etoile sportive de Zarsis (ESZ), l’Union sportive de Ben Guerdane (USBG) et le Stade gabésien (SG). Tandis que 7 autres gardent (provisoirement ?) leur patron technique: Espérance sportive de Tunis (EST, Faouzi Benzarti), Club olympique de Médenine (COM, Afouane Gharbi), Club africain (CA, Marco Simone), Stade tunisien (ST, Mohamed Kouki), Etoile sportive de Metlaoui (ESM, Ghazi Ghrairi), Union sportive monastirienne (USM, Skander Kasri) et Association sportive de Gabès (Montassar Louhichi).

Sur les 20 clubs de Ligue 2, seuls 5 ont gardé les entraîneurs qui ont débuté la saison : SA Menzel Bourguiba, SS Zarzouna, Sfax Railaways Sport, OC Kerkennah et CS Chebba… mais ces derniers ne sont pas sûrs de rester.

Une gouvernance fébrile

Ces fréquents changements d’entraîneurs ne répondent à aucun paramètre technique. Ils confirment certes l’instabilité technique des clubs tunisiens mais sont généralement le fait d’une gouvernance fébrile des affaires du football.

Les dirigeants de clubs, pour sauver la face, sont toujours tentés de se rabattre sur la solution de facilité : virer l’entraîneur. Rien de tel pour calmer la fronde des supporters (ou des bailleurs) en faisant sauter le fusible.

Croire au «choc psychologique» qui transformerait des chèvres en étalons est la naïveté absolue. On sait que le redressement ne se produit pas automatiquement quand on amène un nouveau technicien. Comme on sait que dans une équipe qui ne change pas d’entraîneur, le redressement se produit au bout d’un certain nombre de défaites. Il est enfin certain que les bons résultats arrivent quand il y a un minimum de stabilité à tous les étages du club, quand il y a un vrai projet sportif sur lequel les différentes parties sont d’accord, quand le «premier mécène» ne choisit pas et ne limoge pas un entraîneur.

Si l’USBG, la JSK et l’ESZ en sont déjà à leur 3e entraîneur chacun depuis le début de la saison, mais est-ce que les autres techniciens sont sûrs de rester?

Notons que des 5 coaches étrangers de Ligue 1, il n’en reste qu’un seul «survivant», Marco Simone du CA, mais lui aussi il est sur la sellette.

Les entraîneurs de la Ligue 1 depuis le début de la saison:

COM : Afouane Gharbi (maintenu);
EST : Faouzi Benzarti (maintenu);
ST : Mohamed Kouki (maintenu);
ESM : Ghazi Gherairi (maintenu);
USM: Skander Kasri (maintenu);
ASG : Montassar Louhichi (maintenu);
CA: Marco Simone (maintenu);
CSS: Jose da Mota (Portugal) puis Lassaad Dridi;
USB : Hakim Aoun, Sofiane Hidoussi puis Samir Sellimi;
SG: Gérard Busher (France) puis Maher Kanzari;
CAB: Lassaad Dridi puis Walid Ben Thabet (en instance);
ESS: Hubert Velud (France) puis Ali Boumnijel (intérim);
JSK : Khemaies Laabidi, Pascal Janin (France), puis Jalel Kadri;
ESZ : Lassad Maamar, Noureddine Bourguiba puis Mounir Rached (depuis début novembre 2017).

 

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