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Lancement de la campagne Beach Clean à Monastir

Les opérateurs touristiques et les usagers des plages en Italie, au Liban et en Tunisie seront impliqués cet été 2021 pour renforcer la relation entre les actions quotidiennes et l’écosystème marin, et ce dans le cadre de la campagne Beach Clean, promue par le projet Common financé par l’Union européenne (UE). Il s’agit d’une initiative de sensibilisation pour faire face à l’urgence des déchets marins sur les plages méditerranéennes.

L’initiative découle de la nécessité de protéger le patrimoine environnemental des plages et pour favoriser un dialogue productif entre les opérateurs touristiques et les citoyens, en commençant par le partage d’un décalogue de dix bonnes pratiques à suivre pour une gestion correcte des déchets et une prise de conscience des conséquences d’abandon de déchets sur les plages.

Le tourisme accroît les déchets marins de plus de 40%

Les dix règles d’or proposées dans le décalogue sont présentées sous forme d’affiches et elles seront affichées dans les principaux établissements touristiques et balnéaires italiens, libanais et tunisiens. Ces lieux subissent généralement un afflux touristique remarquablement élevé durant la saison estivale, avec pour conséquences une augmentation accrue des déchets échoués, jour après jour. En effet, pendant la saison estivale, le tourisme balnéaire accroît le problème de déchets marins de plus de 40 %.

L’année dernière, 80 structures ont été impliquées dans cette campagne : des hôtels, des chambres d’hôtes, des restaurants et des cafés, ainsi que d’autres installations touristiques dans les zones côtières tunisiennes, libanaises et italiennes. Concrètement, 5 zones méditerranéennes sont impliquées dans la campagne BEach Clean : Maremme et Salento en Italie, les îles Kuriat et Monastir en Tunisie, et la réserve naturelle de Tyr au Liban, et ceci dans le but de promouvoir les établissements balnéaires durables : ces lieux qui veulent améliorer le respect de l’environnement et garantir aux touristes et aux usages des plages une meilleure expérience durable et responsable.

Renforcer la relation entre les touristes et l’écosystème marin

En plus de l’affichage du décalogue dans les lieux touristiques, les propriétaires des stations balnéaires qui participeront à cette initiative seront appelés à participer à une enquête au début et à la fin de la saison estivale, afin de connaître et d’analyser l’état de santé des plages dans la mer Méditerranée, et pour renforcer la relation entre les touristes et l’écosystème marin.

Selon les analyses d’enquêtes de l’année dernière, il est clair que le problème de déchets sur les plages est un fléau méditerranéen remarquable dans les 3 pays impliqués dans la campagne : selon les opérateurs touristiques interrogés, le matériau le plus trouvé sur les plages est le plastique, il représente 81% des déchets retrouvés sur les plages tunisiennes, 56% de déchets observés sur les plages libanaises et 80% de déchets retrouvés sur les plages italiennes.

Mégots de cigarettes et bouteilles en plastique

Les mêmes analyses, montrent que les mégots de cigarettes et les bouteilles en plastique sont les déchets les plus répandus sur les plages libanaises et tunisiennes, par contre en Italie les mégots sont les plus répandus sur leurs plages.

Les mêmes analyses montrent qu’en Italie, les mégots de cigarettes sont les déchets les plus répandus sur les plages, par contre on retrouve les bouteilles en plastique en plus des mégots sur les plages libanaises et tunisiennes.

Au Liban, selon les répondants de l’enquête, l’absence de la conscience citoyenne sur la gestion et le tri des déchets est la principale cause, suivie par la mauvaise gestion des déchets municipaux et l’absence de lois, de règlements et de surveillance.

Les intervenants tunisiens ont identifié la cause principale des déchets sur les plages par la mauvaise gestion des déchets municipaux, suivie par le manque d’information pour les touristes, qui ne savent pas comment se débarrasser correctement des déchets.

Pour les opérateurs italiens, la cause principale des déchets échoués réside dans une mauvaise gestion des déchets, suivie par la négligence des citoyens et le manque de connaissance par les touristes.

Les données collectées par les opérateurs touristiques sont en accord avec ce qui a été rapporté par les touristes et les résidents des zones côtières méditerranéennes qui ont participé à l’enquête BEach Clean qui leur est dédiée: il s’agit d’une enquête qui a pour but le renforcement des liens entre les touristes et les stations balnéaires avec une perspective de durabilité. Selon 200 réponses qui ont été recueillies auprès de touristes et résidents de 9 pays différents : Italie, Liban, Tunisie, Algérie, Maroc, Espagne, France, Hollande, Albanie et Lettonie; les déchets les plus retrouvés sont les mégots de cigarettes (37 %) et les fragments de plastique (35 %), suivis des cotons-tiges (6 %) et des morceaux de polystyrène (4 %). 30% des répondants ont noté l’abandon des équipements de protection individuelle (EPI), et seulement la moitié ont déclaré qu’ils prennent toujours soin de leur élimination durable. Par ailleurs, 66% déclarent que les établissements touristiques n’ont pas adopté de mesures particulières pour éviter la dispersion des EPI dans l’environnement.

Renforcer les actions et les politiques de sensibilisation

Outre le manque d’attention individuelle, il est nécessaire de renforcer les actions et les politiques de sensibilisation locales et nationales visant à réduire les déchets marins : 64 % des répondants déclarent ne pas toujours prendre soin de trier les déchets et 32 % déclarent qu’il n’est pas facile de faire la différence entre les différents types de déchets dans le tourisme local. Enfin, 71% pensent que le nombre des poubelles de tri sélectif le long des plages est en nombre insuffisant.

Un questionnaire sera dédié aux touristes sera également proposé cette année, dans le but de connaître les habitudes liées à leur gestion quotidienne des déchets et pour analyser les principales difficultés liées à leur élimination correcte. Tous les touristes intéressés peuvent parler de leur relation avec la mer sur ce lien.

De plus, cet été est marqué par l’urgence sanitaire et les règles de distanciation, le tourisme durable passe également par l’utilisation et l’élimination correcte des équipements de protection individuelle (EPI), tels que les gants et les masques, dont l’abandon dans l’environnement est de plus en plus signalé même dans les zones côtières. La campagne BEach Clean vise, entre autres, à évaluer la présence de ces «nouveaux déchets» sur les plages sélectionnées, et à sensibiliser à leur bonne gestion.

Communiqué.

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