La vague d’incendies qui frappe la Tunisie depuis le 10 juillet 2026 — coïncidant avec des températures record — a jusqu’à présent ravagé plus de 4 000 hectares de forêts, contre environ 2 700 hectares l’année précédente.
C’est ce qu’a indiqué Sahbi Ben Dhiaf, directeur de la conservation des forêts au sein de la Direction générale des forêts du ministère de l’Agriculture, lors de son intervention sur les ondes de Diwan FM, considérant l’incendie survenu dans la zone de Sakiet Sidi Youssef, Touiref et Takrouna, dans le gouvernorat du Kef, comme l’un des plus importants et des plus dangereux de l’année. La forte inflammabilité des forêts de pins d’Alep et le relief accidenté ont entravé les efforts pour maîtriser le feu, a expliqué M. Ben Dhiaf, ajoutant que la maîtrise de cet incendie pourrait prendre plus d’une semaine.
L’étendue géographique des forêts touchées — qui s’étendent vers le gouvernorat de Jendouba et la frontière algérienne — favorise la propagation des incendies transfrontaliers, a précisé le responsable, ajoutant que les écosystèmes forestiers touchés recèlent des ressources d’une grande valeur économique, telles que des plantes médicinales et aromatiques (notamment le romarin, le thym et le genévrier), ou le miel et les graines de pin d’Alep (ou zgougou), qui constituent des moyens de subsistance pour les communautés forestières locales et un apport important à l’économie nationale.
De son côté, Mohamed Noufel Ben Haha, directeur général des forêts au ministère de l’Agriculture, a confirmé aujourd’hui, à Mosaique, que la situation dans le gouvernorat du Kef exige toujours une vigilance constante, notamment en raison de la hausse marquée des températures et des vents violents, des facteurs favorisant la propagation des incendies.
Les agents forestiers sont déployés sur le terrain en coordination avec les unités de la Protection civile et les autres services d’intervention, mobilisant toutes les ressources et tous les équipements disponibles pour maîtriser les feux, a expliqué M. Ben Haha, indiquant que les superficies forestières touchées par les incendies à ce jour — sans compter les zones encore sous surveillance, en particulier dans le gouvernorat du Kef — sont estimées à environ 4 400 hectares, ajoutant que les dégâts les plus importants ont été causés par trois ou quatre incendies majeurs.
I. B.



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