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Equipe de Tunisie : Faouzi Benzarti ne jouera pas l’effet de surprise

Faouzi Benzarti devrait couper net avec Nabil Maaloul, son prédécesseur à la tête de l’équipe de Tunisie, dont les propos n’ont jamais reflété la réalité de cette équipe. L’exigence de l’étape implique une approche réaliste, avec beaucoup de rigueur et de transparence.

Par Hassen Mzoughi

L’équipe de Tunisie achève aujourd’hui, mercredi 5 septembre 2018, sa préparation pour le match contre le Swaziland, dimanche 9 septembre (14 h HT), comptant pour la seconde journée des qualifications pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2019) au Cameroun.

La veille du voyage, demain jeudi 6 septembre, Faouzi Benzarti s’est déclaré «satisfait» de la préparation. Et d’enchaîner : «Nous allons pour gagner à Mbabane».

Le nouveau sélectionneur de l’équipe de Tunisie entamera donc officiellement sa mission dimanche prochain en reprenant le gros du groupe retenu pour le dernier Mondial en Russie.

Farouk Ben Mustapha dans les buts

Si l’on regarde bien, seul Ferjani Sassi, pourtant en grande forme, manque au groupe actuel, tandis que les 6 autres non appelés étaient déjà out: Ghailen Chaalali est blessé; Mouez Hassan vient juste de reprendre l’entraînement; Johan Benalouane et Seifeddine Khaoui ne jouent pas; Dylan Bronn est revenu d’une blessure et Saber Khalifa est barré par le retour de Taha Yassine Khenissi, encore une fois unique attaquant de pointe, comme à l’époque de Maaloul, alors qu’il tarde à retrouver sa forme après la blessure qui l’a privé de Mondial.

Pour ce premier match officiel de l’équipe de Tunisie contre le Swaziland, après le Mondial, Faouzi Benzarti ne jouera pas l’effet de surprise. Ce sera pratiquement dans la continuité de son prédécesseur. À commencer par le gardien de but. Ce sera Farouk Ben Mustapha, désormais premier gardien de la sélection et qui, rappelons-le, reçut sa première convocation en 2010, avec Faouzi Benzarti comme sélectionneur pour la CAN de la même année.

Le quatuor de la ligne défensive devrait se composer de Syam Ben Youssef-Yassine Meriah en duo central, Hamdi Naguez (ou Hamza Mathlouthi) et Ali Maaloul en latéraux.

À l’entre-jeu et en attaque, on retrouvera les mêmes du Mondial russe, à une exception près. Ellyes Skhiri, Amine Ben Amor, Wahbi Khazri, Naim Sliti, et Taha Yassine Khenissi en pointe, sont sûrs de démarrer face au Swaziland. Reste un dernier poste en attaque. La surprise serait-elle Issam Jebali?

Issam Jebali serait-il la surprise ?

Issam Jebali, dernier arrivé au stage, s’est déclaré, à la fin de la séance d’hier après-midi, ravi de la convocation de Faouzi Benzarti. «J’attendais cette convocation depuis longtemps», a affirmé le joueur de Rosenberg, champion de Norvège 2017.

«J’ai trouvé une bonne ambiance et je connais M. Benzarti, qui m’a déjà entraîné à l’Etoile du Sahel, et je connais beaucoup de joueurs de la sélection, ce qui m’aidera à m’adapter rapidement», ajoute le joueur de 26 ans qui s’est engagé fin juillet dernier pour 4 ans avec Rosenberg.

«Aujourd’hui, nous ne pouvons pas parler d’un match difficile et facile. Il est important de respecter l’adversaire et de ne pas sous-estimer la tâche», conseille ce joueur expérimenté qui réussit un bon début de saison. Titulaire à part entière, il a marqué 6 buts lors des 13 derniers matches : 3 avec son ex-club suédois entre mai et juillet 2018 et 3 autres en 5 matches avec Rosenberg depuis le 19 août dernier dont 2 en préliminaires de l’Europa League.

Benzarti a-t-il les coudées franches ?

Le sélectionneur de l’équipe de Tunisie a du remanier sa liste. Aymen Mathlouthi a été écarté et remplacé par le gardien de l’Union sportive de Ben Guerdane, Ghaith Yefreni. Cette convocation a interpellé car elle n’est pas justifiable. Ce gardien de 21 ans, sans doute talentueux, est parachuté en sélection juste après un match disputé avec son club, alors que Hedi Gaaloul (Club sportif sfaxien) ou Achraf Krir (Etoile sportive du Sahel), qui jouent régulièrement, sont les plus indiqués pour remplacer Mathlouthi.

Faouzi Benzarti ne justifie pas lui-même ce choix du gardien Yefreni, qui aurait du rester en stage avec sa sélection olympique. Alors suivez mon regard !

Le timing de cette convocation du gardien de Ben Guerdane, la ville natale du président de la Fédération tunisienne de football (FTF), Wadii Al-Jari, laisse planer un doute sur la réelle autonomie du staff technique. Benzarti a-t-il, comme il l’a affirmé dès son arrivée au poste, carte blanche ? Il donne l’impression de lâcher du lest dès la première liste. Son assistant entraîneur des gardiens, Hamdi Kasraoui, a-t-il obéi aux instructions?

Bref, Benzarti n’a jamais évoqué la question. Il a fait diversion en insistant plusieurs fois sur le cas Karim Laribi qui a décliné la convocation en sélection «pour des raisons personnelles», a-t-il justifié. Très vague et difficile à admettre.

Mourad Okbi, l’assistant de Benzarti, qui est allé rencontrer Laribi à Vérone et a témoigné de l’intérêt du joueur pour la sélection, a-t-il vraiment obtenu sa promesse ferme ? Et pourquoi Okbi n’a-t-il pas cherché par la suite à connaître la vraie raison de ce désistement ?

Le joueur de Vérone, c’est notre constat, n’a pas voulu renouer avec l’équipe de Tunisie non seulement parce qu’il a été très déçu de rater le Mondial, le rêve de chaque joueur, mais aussi parce que le Mondial prochain arrivera dans 4 ans. Il sent que sa chance est passée et il a donné la priorité à sa carrière en club à Vérone où il vient de signer pour trois ans. Quant à la CAN 2019, les joueurs ne sont pas toujours intéressés car les clubs européens sont toujours contre le départ de leurs joueurs dans leur sélection en pleine saison!

Maintenant si l’on commence dès la première liste à mettre des points d’interrogation, si des couacs surgissent dès la troisième semaine après l’arrivée du nouveau staff, qu’en sera-t-il après ?

Benzarti, en homme franc, devrait couper net avec la méthode et le style hâbleur de Maaloul dont les dires n’ont jamais reflété la réalité. L’exigence de l’étape implique une approche réaliste, avec beaucoup de rigueur et de transparence. Car il y a encore du chemin à faire pour rétablir la confiance auprès du public après ce qu’on doit accepter d’appeler la «déroute du Mondial 2018»!

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