Le coût de l’interconnexion électrique avec l’Italie, côté tunisien, est estimé à environ 582 millions d’euros. Le coût total du projet est estimé à environ 1,014 milliard d’euros, dont 863 millions d’euros pour les composantes partagées avec l’Italie et environ 110 millions d’euros pour le renforcement du réseau tunisien.
C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors d’une session de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée, le 5 mars 2026, consacrée au suivi de l’utilisation des prêts accordés pour le projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie.
M. Chouchane a expliqué que ce projet permettra l’échange d’énergie électrique dans les deux sens en fonction des besoins, grâce à l’exportation d’énergie produite par l’adoption d’énergies propres, et au renforcement du réseau électrique national tunisien lors des pics de consommation, ce qui contribue à la stabilité du réseau et à la sécurité énergétique.
Les recettes annuelles, comprises entre 71 et 182 millions d’euros selon les scénarios, seraient partagées à parts égales entre la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et Rete Elettrica Nazionale S.p.A (Terna), a indiqué le secrétaire d’État, en précisant, concernant l’avancement du projet, que des appels d’offres internationaux avaient été lancés pour la construction des sous-stations, du câble sous-marin et des lignes aériennes, que la présélection et l’évaluation des offres techniques et financières étaient terminées, que plusieurs contrats avaient été signés et que des financements avaient été obtenus auprès de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de la KfW.
En revanche, a indiqué le responsable, le projet pourrait être reporté à 2030 ou 2031, non pas en raison de difficultés de mise en œuvre, mais plutôt à cause des fortes pressions internationales et régionales exercées sur les infrastructures depuis la guerre russo-ukrainienne.
Ce projet d’interconnexion prévoit une liaison électrique directe entre les réseaux tunisien et italien via un câble sous-marin à courant continu haute tension (CCHT) d’environ 200 kilomètres de long, traversant le détroit de Sicile. Ce câble aura une capacité de transport de 600 mégawatts, une tension de 500 kilovolts et une profondeur d’environ 800 mètres.
Le projet comprend la construction de deux postes de transformation : le premier à Mlaabi près de Haouaria, dans le Cap Bon (500/400 kV), et le second à Partana, en Sicile (500/225 kV), ainsi que le câble sous-marin, le raccordement terrestre et les systèmes de surveillance et de communication.
Il prévoit également le renforcement du réseau de transport tunisien par des lignes aériennes à double circuit de 400 kV reliant Mlaabi à Grombalia 2, Grombalia 2 à Mornaguia et Grombalia 2 à Kondar, ainsi que la construction d’un nouveau poste de transformation 400/225 kV à Grombalia 2.
D’après Tap.



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