Le département d’État américain a approuvé une vente potentielle d’équipements militaires à la Tunisie pour l’acquisition de matériel destiné à soutenir la troisième phase du projet de sécurité des frontières, pour un montant total estimé à 95 millions de dollars.
Selon un communiqué officiel de Washington, le gouvernement tunisien a demandé l’achat de matériel classé comme équipement de défense non majeur, c’est-à-dire non classé comme système d’armes majeur.
Le lot comprend des véhicules commerciaux pour les unités d’intervention frontalière, des radios embarquées, des stations de base, des caméras thermiques pour la surveillance et les tours de relais, des radars, des systèmes micro-ondes, des caméras de périmètre, des systèmes LTE, des abris, des capteurs environnementaux, des générateurs et des systèmes solaires.
La fourniture comprend également des dispositifs de détection des radiations, des explosifs et des agents chimiques, notamment des détecteurs de radiations individuels (Fido X3, Progeny ResQ et Identifier R400-NGH), ainsi que des télémètres, des jumelles, des projecteurs, des trousses de premiers secours, des caméras thermiques tactiques, du matériel et des logiciels de commandement et de contrôle, des pièces détachées, l’installation, la configuration, l’intégration, les tests, l’intégration aux véhicules, les garanties, la maintenance et la formation en Tunisie.
Le Département d’État explique que cette vente vise à soutenir la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer les capacités de défense d’un «allié majeur non membre de l’Otan», considéré par Washington comme un acteur important pour la stabilité politique et le développement économique de l’Afrique du Nord.
Pour Tunis, ce projet devrait renforcer sa capacité à long terme à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale et à répondre à ses propres besoins en matière de défense nationale.
Ce dossier s’inscrit dans un programme plus vaste visant à renforcer les contrôles aux frontières, une question clé pour les autorités tunisiennes, notamment le long des routes sensibles avec la Libye et l’Algérie, dans un contexte régional marqué par le trafic transfrontalier, les menaces terroristes résiduelles, l’instabilité libyenne et la pression des réseaux criminels au Maghreb et au Sahel.
I. B. (avec ANSAmed).



Donnez votre avis