Mnaouar Sghaier, directeur du département de la production agricole de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), a déclaré à Mosaique FM que le secteur agricole tunisien souffre d’un manque d’aliments pour animaux, notamment d’aliments composés, estimée à 25 % des besoins.
M. Sghaier, qui a fait cette déclaration en marge d’un symposium sur les aliments composés, organisé dans le cadre du Salon méditerranéen des productions animales et de l’élevage (Pamed), organisé du 28 avril au 1er mai 2026 à l’Expo Center Médina – Yasmine Hammamet, a expliqué que la culture du colza, introduite en Tunisie en 2014, représente la solution idéale pour pallier ce déficit, car il s’agit d’une culture fourragère riche en protéines, fournissant également des huiles végétales à haute valeur nutritionnelle.
Le responsable a souligné l’importance de développer la culture locale de fourrage dans le cadre d’un plan national visant à atteindre l’autosuffisance et à réduire les importations. Il a indiqué que la superficie actuellement cultivée atteint 15 000 hectares, produisant environ 16 000 quintaux, dont environ 7 000 quintaux sont destinés à la production d’huile végétale.
En conclusion, M. Sghaier a affirmé que l’objectif est d’atteindre 100 000 hectares de colza, soulignant que cette expansion apportera des avantages considérables au secteur, notamment en palliant la pénurie de fourrage, en préservant la fertilité des sols et en les enrichissant en matière organique grâce à un système de rotation des cultures blé-colza.
I. B.



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