Un pont de coopération territoriale se dessine entre le sud de l’Italie et le centre de la Tunisie, entre Murgia et Semmama, commune du gouvernorat de Kasserine, située dans les collines du centre-ouest de la Tunisie.
Selon l’agence de presse Tap, cette initiative est portée par le collectif italien Avrusc, né d’une collaboration artistique et territoriale et désormais engagé dans un dialogue permanent avec la communauté tunisienne locale.
Le projet vise à relier deux régions rurales méditerranéennes unies par des économies fondées sur l’agriculture, le pastoralisme, l’artisanat et la valorisation du patrimoine local.
Fondé par sept jeunes Italiens – Angela, Anna, Claudio, Fedeliano, Mariantonietta, Michele et Rosalba – Avrusc se présente comme une expérience de «résilience territoriale» qui entremêle pratiques agricoles, création artistique, savoir-faire artisanal et développement communautaire.
La Murgia, plateau rural du sud de l’Italie, et le Semmama, massif montagneux du centre-ouest tunisien, sont décrits par les promoteurs comme des territoires «jumeaux» : des zones à faible densité de population, marquées par leur situation périphérique par rapport aux grands centres nationaux, mais dotées d’un riche capital social et culturel.
Dans les deux cas, la marginalisation géographique et économique s’accompagne de formes de solidarité communautaire et de la mise en œuvre de modèles de développement durable fondés sur les ressources locales.
Le nom Avrusc s’inspire de l’asphodèle, plante robuste originaire des terres arides de la Murgia, choisie comme symbole de renaissance et de continuité.
Selon les promoteurs, l’accueil chaleureux des habitants du Semmama a transformé une première visite en un projet de coopération à long terme, ouvrant la voie à des échanges culturels, sociaux et économiques entre les deux rives de la Méditerranée.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de coopération italo-tunisienne en faveur du développement durable.
Dans ce contexte, le projet Semmama-Murgia revêt une importance essentiellement symbolique et territoriale, illustrant une forme de diplomatie participative qui place les communautés rurales et les savoirs locaux au cœur des préoccupations.
Pour la Tunisie, ce partenariat met en lumière une région souvent associée à la marginalisation économique et sociale.
Pour l’Italie, il représente un exemple de coopération méditerranéenne, ancrée dans la communauté, l’environnement, l’artisanat et la culture.
I. B.



Donnez votre avis