Après la condamnation de Khaoula Boukrim à 4 ans de prison ferme, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a vivement dénoncé la persistance des poursuites judiciaires basées sur le décret-loi n°54, alertant « sur une menace sérieuse pesant sur la liberté de la presse et l’instauration d’un climat d’autocensure »
« Le durcissement des peines de prison contre les journalistes pour leurs opinions ou leurs contenus médiatiques constitue une violation flagrante de la liberté d’expression garantie par la Constitution et les conventions internationales. » lit-on encore dans le communiqué du SNJT qui dénonce fermement la condamnation par contumace de Khaoula Boukrim.
Le SNJT exprime aini sa profonde inquiétude quant au traitement judiciaire des dossiers de presse, dénonçant « l’absence de garanties pour un procès équitable, notamment le non-respect du droit à la défense et le manque de notification des jugements dans les délais légaux, ce qui entrave le droit de recours ».
Le communiqué rappelle par ailleurs que les litiges liés à l’information doivent impérativement être traités sous l’égide du Décret 115 (relatif à la liberté de la presse) et non du Décret 54, jugé liberticide.
Enfin le Syndicat exige l’annulation immédiate des peines de prison prononcées contre Khaoula Boukrim et appelle au respect des procédures et du droit à un procès équitable et à l’accélération de la révision du Décret 54 par la Commission de législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Y. N.



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