Confirmation de la peine d’un an de prison ferme contre le juge Anas Hmadi

La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé hier, mercredi 1er juillet 2026, par un arrêt rendu par défaut, le jugement initial prononcé à l’encontre d’Anas Hmadi, président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT).

Cette décision maintient la peine d’un an de prison pour «entrave à la liberté de travail» mais assortit le jugement de l’exécution immédiate de la peine, a confirmé une source judiciaire à l’agence de presse gouvernementale Tap, cité par Diwan FM.

Rappelons qu’un jugement en première instance avait été rendu à l’encontre du juge, le 6 avril 2026, à la suite de son renvoi devant la chambre correctionnelle par le juge d’instruction pour entrave à la liberté du travail, en vertu de l’article 136 du Code pénal. L’affaire porte sur l’entrave délibérée et la suspension de la procédure auxquelles s’est livré le prévenu lors d’une audience des référés au Tribunal de première instance de Monastir, le 13 juin 2022; a indiqué la Tap, en ajoutant que l’immunité de M. Hmadi avait été levée par une décision du Conseil provisoire de l’ordre judiciaire en date du 20 septembre 2022, instance dont M. Hmani récuse la légitimité.

Bien qu’il ait fait appel du jugement initial, M. Hmadi ne s’est pas présenté à l’audience, et ce, malgré deux reports de l’affaire à la demande de son avocat, a encore indiqué la Tap, ajoutant que «l’intéressé avait quitté le pays».

Le président de l’AMT estime faire l’objet de représailles politiques faisant suite à ses positions fermes concernant l’indépendance de la justice, qu’il accuse le pouvoir d’instrumentaliser pour se venger de ses opposants.

I. B.

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