La défaite de l’Espérance de Tunis, dimanche 8 février 2026, à Bamako, face au Stade Malien, par un but d’écart, marqué suite une erreur monumentale de son capitaine Yassine Meriah, n’a peut-être pas mis fin à l’aventure du club tunisois dans la Ligue des champions d’Afrique dès la phase de groupe, mais elle a mis fin au bail du coach Maher Kanzari au Parc B.
L’Espérance, second de son groupe, avec 6 points (soit 5 points derrière son adversaire du jour), ex-eaquo avec Petro Atletico, devra battre ce dernier, samedi prochain, 14 février, pour espérer passer aux quarts de finale de la compétition. Mais l’équipe ne sera pas conduite par Maher Kanzari qui n’a pas réussi à doter le club d’un style de jeu efficace et encre moins plaisant, multipliant les contre-performances, en championnat national comme en Ligue de champions, où l’Espérance a de plus en plus mal à dominer ses adversaires, se laissant même souvent dominer par des clubs considérés comme largement à sa portée. L’équipe dispose pourtant d’un effectif assez riche et d’un banc où les talents ne manquent pas.
Les problèmes de l’Espérance se situent dans pratiquement tous les domaines : forme physique des joueurs laissant à désirer, fragilité mentale, désorganisation sur le terrain et choix tactiques très contestables, et d’ailleurs contestés par les supporters qui n’ont cessé, ces dernières semaines, d’interpeller le président Hamdi Meddeb et de lui demander de remercier un coach qui n’a rien apporté à l’équipe, sinon le doute et la fébrilité. Hier, l’équipe s’était créé une seule occasion pendant tout le match, lamentablement ratée par Konaté qui mit dehors à deux mètre des filets.
Le départ de Kanzari, qui était pour ainsi dire programmé depuis plusieurs semaines, a dû être précipité après la défaite d’hier, et celui qui fut une ancienne gloire du club ne pouvait lui-même continuer sa mission au risque d’aggraver la situation du club. Aussi son départ a-t-il été décidé d’un commun accord avec la direction. Et il sort par la petite porte… Dommage pour les deux parties.
La balle est désormais dans le camp des joueurs qui doivent se remettre eux aussi en question et prouver, samedi prochain, face à Petro Atletico qu’ils méritent de porter le maillot Sang et Or.
I. B.



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