On attendait leur démission collective ; ils nous sortent un nouveau lapin du chapeau. Non contents d’avoir infligé une humiliation historique à 12 millions de Tunisiens par la gabegie qu’ils ont instaurée au sein de la sélection nationale, les membres de la Fédération tunisienne de football (FTF) démettent Sabri Lamouchi de ses fonctions d’entraîneur pour le remplacer pour le reste de la Coupe du monde par un autre technicien français : Hervé Renard. Là où nous en sommes, on aurait mieux fait de jeter notre dévolu sur Sidi Belhassen Chedly.
Latif Belhedi
C’est le président de la FTF, Moez Nasri, qui a annoncé le scoop hier soir, lundi 15 juin 2026, à la télévision publique, quelques heures après la lourde défaite des coéquipiers de Hannibal Mejbri face à la Suède (1-5) à Monterrey au Mexique, pour leur entrée en lice en Coupe du Monde.
Le technicien français, très connu en Afrique, arrive donc ce mardi au chevet d’une équipe de Tunisie à l’agonie. Il aura juste le temps de discuter avec des joueurs très mal en point, de leur remonter un tant soit peu le moral et de les préparer aux deux prochains matches contre le Japon, dimanche 21 juin, et les Pays-Bas, vendredi 26 juillet. Objectif de cette opération de sauvetage : éviter aux Aigles de Carthage de se faire manger tout crus par les ogres japonais et hollandais. Que c’est triste Tunis !
Hervé Renard sera le 4e coach de l’équipe de Tunisie de football en quatre ans, après Jalel Kadri (2022-2024), Sami Trabelsi (2025-2026) et Sabri Lamouchi (2026), qui n’aura tenu, lui, que quelques semaines.
Quel gâchis tout de même ! Et pour quel résultat ! Dix buts encaissés en à peine une semaine lors des deux derniers matches joués : contre la Belgique en amical et contre la Suède en Coupe du Monde. Et ces messieurs de la FTF, les Moez Nasri (président), Hussein Jenayah (vice-président), Zied Jaziri et autres Samir Chammam, ci-devant directeurs techniques, qui sont les premiers responsables de cette déroute, continuent de sévir en s’en sortant à chaque fois avec une pirouette. Et la dernière en date s’appelle Hervé Renard qui n’a sans doute pas de baguette magique, et il est peu probable qu’il puisse faire remonter la pente à une équipe à genou. Véritable prédateur du football, il va pouvoir alimenter son compte bancaire de quelques millions d’euros en deux semaines et, cerise sur le gâteau, ajouter une Coupe de Monde à son palmarès. Déjà qu’il fait parler de lui depuis ce matin dans les médias du monde entier.
Les dindons de la farce dans tout cela ? Nous autres Tunisiens qui supportons encore l’amateurisme de ces bons à rien, au lieu de les mettre tous à la porte !



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