La Tunisie veut intensifier sa coopération militaire avec les États-Unis

La Tunisie et les États-Unis entendent renforcer leur coopération militaire en l’étendant au transfert de technologies de défense, au renseignement et à d’autres secteurs stratégiques, afin de répondre à l’instabilité croissante, tant au niveau régional qu’international.

Cette volonté s’est manifestée lors de la rencontre, à Tunis, entre le ministre tunisien de la Défense nationale, Khaled Sehili, et le commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), le général Dagvin Anderson.

L’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a également pris part à cette réunion, a indiqué un communiqué du ministère.

M. Sehili a exprimé sa satisfaction quant au niveau de la coopération militaire bilatérale, qu’il a qualifiée de profonde, diversifiée et en constante évolution. Il a souligné que ce partenariat ne se limitait pas à un soutien logistique et technique aux forces armées tunisiennes, mais englobait également la formation du personnel, l’entraînement opérationnel et des exercices conjoints.

L’exercice African Lion 26 — principal exercice multinational organisé chaque année par l’Africom — figure parmi les exemples cités.

Le volet tunisien de cet exercice, qui s’est achevé fin avril à Bizerte, a mobilisé plus de 500 militaires américains, tunisiens et issus de pays partenaires. Les activités y ont porté, entre autres, sur les opérations conjointes, la réponse aux crises, l’aide humanitaire, la surveillance et la coordination entre les différentes forces terrestres et aériennes.

Le ministre Séhili a présenté la Tunisie non seulement comme un pays jouissant d’une position géographique stratégique, mais aussi comme une force de stabilisation en Méditerranée et un pôle régional potentiel pour la formation militaire et l’accueil d’exercices multilatéraux.

Tunis considère également la prochaine session de la Commission militaire conjointe américano-tunisienne — prévue aux États-Unis en septembre — comme une occasion d’évaluer les programmes en cours et de définir les priorités d’une future collaboration.

De son côté, Anderson a salué l’expertise et les capacités de formation des forces armées tunisiennes, réaffirmant l’engagement de l’administration américaine à renforcer ce partenariat.

Le général, à la tête de l’Africom depuis août 2025, s’était déjà rendu à Tunis en novembre dernier pour des entretiens portant sur la modernisation, la préparation opérationnelle, la lutte antiterroriste et la coopération avec l’armée de terre, l’armée de l’air, la marine et les unités spécialisées tunisiennes.

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