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Les «armes» du Harak : Daïmi défend Mansar

Imed Daïmi dénonce l’audition prévue de son ami Adnen Mansar à propos de l’enregistrement fuité où il est question de détention d’armes par des membres de leur parti.

Le secrétaire général du Harak Tounes Al-Irada, parti de l’ancien président provisoire Moncef Marzouki, qui flirte avec les extrémistes religieux où il recrute l’essentiel de ses électeurs, accuse le ministre de la Justice, Ghazi Jeribi, qui a ordonné l’audition de M. Mansar, président du comité politique du Harak, de vouloir noyer le poisson en ouvrant une instruction judiciaire à l’encontre de ce dernier.

 
«Le ministre n’a pas bougé le petit doigt dans d’autres affaires d’enregistrements fuités. C’est là une occasion pour nous de suivre de près ce ministre et son gouvernement. Nous l’écouterons et le jugerons pour le moindre dérapage», a-t-il lancé dans un post sur sa page Facebook.

Le député, qui fait ici allusion aux déclarations des dirigeants de Nidaa dans des enregistrements fuités, estime que ces déclarations, portant sur des manoeuvres politiques internes, sont plus graves que celles révélant la détention d’armes par des militants de son parti et de leur possible utilisation si les élections ne se déroulaient pas comme prévu.

Imed Daïmi ne semble pas se rendre compte de la gravité des propos tenus par les membres de son parti et de la complicité passive de M. Mansar qui, selon l’enregistrement, n’a même pas pris la peine de prévenir la justice de la détention d’armes par des militants de son parti ou de dissuader ces derniers d’en posséder et de leur expliquer que cela est interdit par la loi.

Le député a essayé aussi de faire accréditer la thèse que les enregistrements en question sont faux ou manipulés, oubliant que son camarade Mansar, interrogé à leur sujet par les médias, ne les a pas reniés ni n’en a nié l’authenticité.

Quelles que soient les circonstances dans lesquelles les aveux de détention d’armes ont été faits, l’audition de M. Mansar est nécessaire pour permettre à la justice de faire la lumière sur cette affaire pour le moins embarrassante pour les dirigeants du Harak.

Y. N.

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