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Zarzis : La Tunisie refuse d’accueillir des migrants rescapés d’un naufrage

Quarante migrants rescapés (dont des femmes et des enfants) attendent l’autorisation d’entrer au port de Zarzis, qui leur a été refusée par les autorités tunisiennes, après leur sauvetage le 16 juillet 2018.

C’est ce qu’indique le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), en précisant que les rescapés d’origines subsaharienne et égyptienne ont erré en mer durant 5 jours et ont été secouru par le Sarost 5, un navire d’approvisionnement.

Cependant, l’entrée au port du navire lui a été refusée par les autorités tunisiennes qui affirment être en négociations pour prendre la décision d’accueillir ou non le navire.

«Depuis plus de 48 heures maintenant le navire est immobilisé au large du port de Zarzis avec ses 40 rescapés dont certains sont en état de choc. A l’initiative de la société propriétaire du navire et en collaboration avec le Croissant rouge tunisien, des provisions et une aide médicale seraient en voie d’acheminement vers le bateau», affirme le FTDES, qui a appelé les autorités tunisiennes, et notamment celles en charge du contrôle des frontières maritimes et du sauvetage en mer, à accueillir les rescapés en se conformant à la Convention internationale relative à la sauvegarde de la vie humaine (Solas), la Convention internationale relative à la recherche et au sauvetage maritime (Sar) ainsi que la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer, signée le 10 décembre 1982.

Le FTDES, le Réseau Euromed Droits, l’Association tunisienne de défense des Droits de l’Enfant (ATDDE) et la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ont signé une pétition destinée aux autorités.

Ils y ont notamment exprimé leur refus de voir la Tunisie «mise face au fait accompli des nouveaux choix européens d’externalisation de leurs frontières et d’ignorer les droits des migrants à l’accès à un pays sûr, aux dépens de menaces effectives sur la vie de naufragés abandonnés en mer».

Y. N.

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