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El-Kamour : Le gouvernement annonce un accord, les protestataires imposent des conditions pour lever le sit-in

Le gouverneur de Tataouine, Adel Ouerghi, a annoncé ce lundi 26 octobre 2020, qu’un accord a finalement été conclu entre le gouvernement et les représentants du mouvement El-Kamour. Les sit-inneurs, quant à eux, affirment qu’ils suspendront les blocages des sites pétroliers uniquement après l’application des décisions relatives à cet accord, qui devrait être «immédiate», selon leur terme.

Le gouverneur a fait cette annonce après avoir reçu une correspondance de la part du chef du gouvernement Hichem Mechichi relative à cet accord, stipulant notamment le recrutement de 1000 jeunes dans la société d’Environnement, de plantation et de jardinage, et ce, dans un délai ne dépassant pas une semaine après la reprise de la production, ainsi que le déblocage de 80 MDT destinés au développement et à l’investissement à Tataouine, qui seront versés au profit du Fonds de développement et de l’investissement.

En réaction à cette annonce, les sit-inneurs ont affirmé qu’ils ne referont pas la même erreur qu’en 2017 et précisent que la production pétrolière et gazière ne reprendra qu’après l’application de ces décisions : «C’est facile de demander la reprise de la production pour appliquer les accords. Mais ce qui est dit dans les coulisses est différent de ce qu’on lit dans les communiqués. Où sont les 200 emplois immédiats dans les sociétés pétrolières ?»

Le mouvement El-Kamour qui ne semble pas être «d’accord avec cet accord annoncé», poursuit : «Savez-vous ce que veut dire immédiat et officiel ? Vous n’avez donc pas retenu la leçon ? Nous voulons des réponses claires».

En réalité les protestataires font à chaque fois monter les enchères et semblent ne pas vraiment chercher un accord face à un gouvernement faible et incapable de trouver une solution à cet interminable bras-de-fer. Et encore moins d’appliquer la loi aux saboteurs et aux hors-la-loi, qui prennent tout un pays en otage.

En attendant la production pétrolière et gazière est bloquée et chaque jour, la Tunisie accuse des pertes financières plombant davantage son économie.

Y. N.

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