Le Dr Mehdi Aissa, biologiste marin et directeur du programme marin du Fonds mondial pour la nature (WWF), a exhorté le public à ne pas s’approcher des méduses ni à les toucher, mettant en garde contre les risques potentiels pour la santé que ces créatures marines représentent, notamment en raison de l’apparition de nouvelles espèces le long des côtes tunisiennes — un phénomène lié au changement climatique et à la hausse des températures de la Méditerranée.
Intervenant par téléphone dans l’émission ‘‘Sbeh Ennas’’, sur Mosaïque FM le lundi 29 juin 2026, le Dr Aissa a expliqué que les méduses sont naturellement présentes dans les eaux tunisiennes et que leur apparition à cette période de l’année est normale. Il a toutefois souligné des perturbations dans leurs cycles de vie et des modifications de leur répartition géographique, ainsi que l’arrivée de nouvelles espèces dans les eaux locales.
Le biologiste marin a insisté sur la nécessité de prendre les précautions appropriées et d’éviter tout contact direct avec ces créatures marines, en particulier les espèces dont les caractéristiques et les effets potentiels sur le corps humain sont inconnus.
Le Dr Aissa a souligné que la méduse, connue en Tunisie sous le nom de «horriqa» (brûlure), libère ses cellules urticantes pour se défendre lorsqu’elle perçoit un danger, une réaction qui peut favoriser sa prolifération et sa reproduction.
Il a averti que les piqûres de méduses peuvent provoquer de graves réactions cutanées et, dans certains cas, laisser des cicatrices permanentes, précisant que les réactions physiologiques aux toxines qu’elles sécrètent varient d’une personne à l’autre.
L’expert a également souligné que certaines piqûres peuvent présenter un risque sérieux pour les victimes, exhortant les parents à protéger leurs enfants, ces derniers étant particulièrement vulnérables aux complications en raison de leur sensibilité physique.
Dr Mehdi Issa a mis en garde, également, contre certaines tendances sur les réseaux sociaux incitant les gens à s’approcher des méduses — voire à tenter de les toucher — pour prendre des photos.
Une vidéo a récemment circulé sur les réseaux sociaux montrant une personne qui a plongé et s’est approché d’une méduse pour tenter de l’embrasser. L’individu a par la suite subi une blessure aux lèvres nécessitant une prise en charge hospitalière.
Enfin, en cas de brûlure (piqûre) de méduse, rincez immédiatement la zone à l’eau de mer. Recouvrez ensuite la plaie de sable, laissez sécher, et grattez délicatement avec une carte rigide ou du carton pour retirer les filaments. Terminez en désinfectant avec un antiseptique. Ne frottez pas et n’utilisez jamais d’eau douce.
I. B.



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