Face à un excellent Mexique (3-2), qui jouait à domicile, l’équipe d’Angleterre a présenté un match démonstratif, prouvant qu’elle est capable de se hisser au niveau des plus grands pour disputer la victoire finale. (Photo: la tête plongeante de Bellingham, un régal pour les puristes).
Dr Mounir Hanablia *
Quiconque aura choisi de suivre à deux heures du matin heure tunisienne la partie Mexique-Angleterre, disputée à Mexico, ne l’aura pas regretté.
La formidable équipe du Mexique a, une nouvelle fois étalé son jeu ultra rapide fait de courses effrénées, de passes et de basculements brusques du jeu d’une aile à l’autre que seule permet une entente parfaite entre les joueurs sur le terrain. Elle s’est créée des occasions et n’eût été la vigilance des défenseurs et du gardien adverses, la victoire de l’équipe de l’Aigle n’eût fait aucun doute. Mais face à ce véritable tourbillon, digne de la tempête qui avait retardé le match, les Anglais ont opposé leur discipline, leur expérience, ainsi que leur science du jeu.
Le premier but a été une anthologie ; débordement, centre et tête plongeante. Harry Kane aura été le grand homme du match au service de son équipe grâce à deux passes décisives, mais Jude Bellingham auteur de deux buts et de sauvetages providentiels, est apparu, tout comme contre la Croatie (4-2), comme l’homme des grandes victoires.
La performance anglaise est d’autant plus significative que, défiant les effets de l’altitude auxquels elle n’est pas accoutumée, dans un stade hostile et face à un adversaire difficile qui n’a nullement démérité, l’équipe de la Rose a disputé presque toute la seconde mi-temps en infériorité numérique après l’expulsion parfaitement justifiée d’un de ses défenseurs. C’est son second match démonstratif, et qui prouve qu’elle est capable de se hisser au niveau des plus grands pour disputer la victoire finale. Elle sera opposée à l’équipe norvégienne, vainqueur logique contre une équipe brésilienne (2-0) dont les joueurs ne sont que l’ombre de leurs glorieux prédécesseurs mais qui a fait quelque peu illusion en première mi-temps, en ratant même un penalty.
La formation norvégienne est redoutable parce que dotée d’un bon jeu collectif et d’une condition athlétique optimale. Elle sait attendre pour arriver finalement à placer souvent en fin de match le finisseur Erling Haaland en position de but.
Les Anglais auront-ils réussi à récupérer de leur débauche d’énergie au moment de l’affronter ? L’issue de la partie en dépendra.
Quant à l’Espagne sa victoire difficile contre le Portugal (1-0), quand même méritée, au terme d’un match quelconque, a démontré qu’elle n’était pas au mieux de sa forme, en particulier son ossature catalane, à commencer par Lamine Yamal. Mais elle est encore là et on verra pour la suite face à la Belgique ou les Etats Unis.
L’équipe portugaise constitue l’une des grandes déceptions de l’épreuve ; bourrée de joueurs de talent, elle n’a jamais joué sur sa valeur réelle et son échec final après un nul heureux contre la Colombie et une victoire chanceuse contre la Croatie, est logique. On n’en imputera pas la responsabilité à Cristiano Ronaldo dont on ne comprend la pérennité dans la sélection de son pays qu’à l’aune de celle de Lionel Messi, autrement plus décisif dans la sienne.
* Médecin de libre pratique.



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