Face à la recrudescence alarmante des agressions visant le personnel médical, le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie (Cnom) a exprimé sa vive indignation.
Dans un communiqué publié ce samedi 4 juillet 2026, le Cnom a condamné avec la plus grande fermeté les récentes violences subies par des médecins et ce lors de l’exercice de leurs fonctions, estimant que la situation dans les établissements de santé tunisiens a atteint un point de non-retour.
Pour le Cnom, la sécurité des blouses blanches n’est plus négociable en rappelant que ces actes violents portant gravement atteinte à l’intégrité physique et morale des médecins et des cadres paramédicaux menacent directement la continuité des soins et le droit fondamental des citoyens à être soignés dans un environnement sûr et digne.
Le Conseil affirme refuser que l’impunité s’installe et réclame l’ouverture immédiate d’enquêtes judiciaires pour identifier et punir sévèrement les agresseurs, tout en appelant à la mise en place immédiate d’un programme national de sécurisation des établissements de santé (publics et privés).
Le communiqué précise que le plan d’urgence devra impérativement inclure une régulation et un contrôle stricts des accès aux structures de soin, le déploiement de mécanismes de protection physiques et technologiques adaptés et une stratégie nationale de prévention contre la violence en milieu hospitalier.
Et de conclure : « Défendre la sécurité du médecin et des professionnels de la santé, c’est avant tout défendre la sécurité du patient et préserver le droit fondamental à la santé. ».
Y. N.



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