Tunisie | Huit condamnations à mort pour le meurtre de Brahmi en 2013

Huit hommes, tous des djihadistes salafistes affiliés à l’Etat islamique (Daech), ont été condamnés à mort pour l’assassinat de l’homme politique de gauche Mohamed Brahmi, assassiné le 25 juillet 2013 devant chez lui. En Tunisie, la peine capitale est encore en vigueur même si un moratoire est en vigueur depuis 1991.

Les prévenus ont été reconnus coupables de crime visant à «changer la forme de l’État» et «inciter au désordre ». Trois d’entre eux ont été condamnés à mort pour «homicide volontaire avec préméditation».

Une neuvième personne, en fuite, a été condamnée à 5 ans de prison.

Mohamed Brahmi, député nationaliste de gauche qui faisait partie de l’Assemblée nationale constituante, a été abattu le jour de la Fête de la République, en plein Ramadan. On se souvient qu’il était très critique à l’égard des islamistes au pouvoir en Tunisie à cette époque. La nouvelle de sa mort a choqué le pays, moins de 6 mois après l’assassinat d’une autre figure de la gauche tunisienne, l’avocat Chokri Belaïd, tué également devant son domicile, le 6 février de la même année.

Les jihadistes alliés de l’Etat islamique ont revendiqué les meurtres de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, qui ont déclenché une grave crise politique dans le pays et contraint Ennahdha à céder le pouvoir à un gouvernement de technocrates, immédiatement après l’adoption d’une nouvelle Constitution.

En mars 2024, quatre personnes ont été condamnées à mort lors du procès pour meurtre de Chokri Belaid.

I. B.

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