L’agence italienne ICE organise, en collaboration avec Assorestauro, Oice et Ferrara Expo (un salon de la restauration), une mission commerciale en Tunisie dédiée au secteur de la restauration et de la préservation du patrimoine.
Cette mission comprendra un atelier technique sur l’expertise en matière de restauration, de reconstruction et de mise en valeur du patrimoine artistique et architectural, des rencontres bilatérales avec des institutions et des entreprises locales, ainsi que des visites de chantiers et de sites d’intérêt à travers le pays.
L’agence italienne a annoncé cette mission, précisant qu’elle se déroulera à Tunis et dans d’autres villes tunisiennes du 26 au 30 avril 2026.
La Tunisie possède un secteur de la restauration particulièrement dynamique pour la conservation et la valorisation de son patrimoine, explique ICE dans un communiqué. Le patrimoine historique tunisien est exceptionnellement riche, avec des influences puniques, romaines, arabes et ottomanes.
La Tunisie compte neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (Carthage, Dougga, El Djem, Kerkouane, les médinas de Tunis, Sousse, Kairouan et des sites tels que le Limes méridional), ainsi que d’importants sites archéologiques comme Chemtou et Sbeitla, et des paysages culturels uniques, tels que les Ksours du Sud, témoins d’une histoire millénaire.
Toutefois, la gestion efficace des processus de conservation et de protection a été mise à rude épreuve par certains événements économiques et sociaux, notamment la grave crise économique et la récession qui ont frappé le pays et impacté le secteur de la restauration.
On observe actuellement des signes de reprise, avec des projets de réaménagement et de restauration soutenus par l’Italie et l’Unesco, ainsi que par d’autres bailleurs de fonds internationaux.
Par ailleurs, l’ICE souligne que la conservation et la gestion des sites archéologiques requièrent des compétences spécialisées et des ressources adéquates, alors qu’en Tunisie, le manque de financement et de personnel qualifié peut entraver le développement des projets de restauration.
Cette situation offre également des opportunités intéressantes aux entreprises spécialisées dans la conception, le diagnostic et les technologies de surveillance et de conservation des sites archéologiques, conclut l’agence.
D’après Ansamed.



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