Mondial 2026 | L’Equipe de France, des étoiles et pas de lumière

L’équipe de France s’est qualifiée, hier soir, samedi 4 juillet 2026, pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde du football par un petit but en fin de match sur pénalty, sans se montrer particulièrement conquérante ou créative. Les vice-champions du monde piétinent et doutent. Ils ne sont pas inarrêtables. Les autres candidats au sacre, dont le Maroc, sont en droit de rêver. (Photo: Mbappé n’a pu marquer que sur pénalty).

Dr Mounir Hanablia *    

France-Paraguay n’a pas été une partie de plaisir pour les joueurs sur le terrain, cela est une évidence.

Du côté des spectateurs dans le stade, on peut raisonnablement penser qu’ils étaient avant tout intéressés par le résultat final de la rencontre, tout comme les téléspectateurs dans les deux pays.

Quant à l’étranger dont l’équipe a été éliminée sans gloire dès le premier tour et qui s’accroche à l’intérêt sportif de la compétition, il était curieux de savoir comment la redoutable phalange française constituée par quelques-uns des meilleurs attaquants au monde (Mbappé, Dembélé, Olise) allait trouver la faille dans le hérisson Guarani qui avait eu raison des arrogants teutons.

Bataille de Waterloo

En fin de compte le match s’est déroulé selon le scénario attendu. Le spectateur s’est ennuyé ferme, même en suivant la rencontre sur un iPhone au cours d’une fête de mariage.

Pendant une mi-temps et demi, la rencontre a ressemblé à la bataille de Waterloo. Les tentatives françaises ont été tout simplement repoussées d’une manière ou d’une autre. Les joueurs paraguayens ont même fait courir une menace constante de contre-attaques sur l’arrière-garde française, et leur brutalité ainsi que leurs provocations ont soumis à dure épreuve les nerfs de leurs adversaires, trop pressés de conclure et surtout incapables de se créer les occasions pour le faire.

Ce qui est apparu comme une évidence hier, c’est que l’équipe de France dispose certes de grands talents individuels capables de forcer la décision à tout moment. Mais sur le plan collectif, son jeu prévisible souffre d’un manque d’imagination flagrant.

Forteresse imprenable

Face à la forteresse paraguayenne mobile en bloc, les tentatives de débordement par les ailes ont échoué. La solution alternative aurait été de tenter de passer par le centre en usant de dribbles ou de passes rapides, afin de surprendre la défense et libérer les espaces sur les côtés, ou de placer les partenaires en position de tir. Cela aurait supposé une entente dans le jeu entre les joueurs qui dans les faits n’existe pas. Qui plus est la tactique choisie par l’entraîneur français n’a pas eu l’effet escompté, en particulier l’affectation simultanée à l’aile droite de Dembélé et d’Olise qui n’a rien apporté. Il semble qu’Olise avec ses qualités de dribbleur puisse être utilisé en électron libre dans un bien meilleur registre, au lieu d’être exilé dans une partie exiguë du terrain que la défense adverse vigilante n’a aucun mal à quadriller.

Enfin on ne comprend pas ce que vient faire dans l’équipe un joueur comme Rabiot, bon récupérateur certes mais dénué des qualités pour le rôle qu’on veut lui voir jouer, celui d’organisateur. 

Finalement c’est bien dans un départ en dribbles dans la surface de réparation de Doué que la défense paraguayenne a commis l’erreur fatale.

La France championne du Monde, ce n’est pas demain la veille. Et le Maroc doit croire en ses chances. 

* Médecin de libre pratique.

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